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Technique d’influence : l’effet de contraste

Pour prendre la pleine mesure de l’impact du contexte sur la perception du message, voici un exercice révélateur que j’aime beaucoup faire en formation. Je répartis les participants en deux groupes et donne à chacun une listes de faits (par exemple : « Ne pas composter son ticket dans le bus », « Faire interner un proche contre son gré pour capter un héritage »…), faits qu’ils doivent noter en fonction de leur « degré d’immoralité » ou gravité. Les notes vont de 1 à 5 ; 1 désignant un fait anodin ; 2 un fait anormal ; 3 répréhensible ; 4, condamnable ; et 5 carrément odieux. Les faits listés sont différents d’un groupe à l’autre, sauf une poignée d’entre eux, exactement les mêmes à la virgule près aux mêmes positions dans les deux listes. La liste donnée au premier groupe présente des faits globalement anodins ou anormaux, tandis que la liste donnée au second groupe rassemble des faits odieux et condamnables.

Une fois les notes attribuées à chaque fait de chaque liste dans chacun des groupes, j’invite les participants à m’indiquer seulement les notes des faits communs au deux listes. Exemple de fait commun : « Emprunter régulièrement à des amis de petites sommes et ne jamais les rembourser »… Qu’observe-t-on ? Le groupe ayant reçu la liste de faits particulièrement odieux va juger chaque fait commun de façon très clémente. Celui ayant par contre reçu la liste de faits plutôt anodins se montrera très sévère. Le même fait peut se voir attribuer la note de 1 à 2 pour un groupe, et jusqu’à 4 voire 5 pour l’autre groupe ! Nous voyons donc comment l’influence du contexte peut se révéler déterminante pour le jugement.

Un fait grave, par rapport à d’autres faits très graves, le semblera aussitôt un peu moins. C’est ce que nous nommons : l’effet de contraste. Nous « relativisons ». Expérience simple : remplir un bol d’eau chaude, un autre d’eau froide, et enfin un d’eau tiède. Plongez la main gauche dans l’eau froide, la droite dans l’eau chaude, patientez quelques secondes, puis mettez les deux mains dans le troisième bol. Étrange sensation, l’eau parait plus chaude pour la main gauche et plus froide pour la main droite, alors que la température est forcément la même. C’est sensiblement la même chose avec les mots, les idées et les faits d’actualité.

Cet effet trouve bien entendu des applications en marketing, dont les résultats se révèlent parfois contre-intuitifs à bien des égards. D’après les travaux du chercheur Itamar Simonson, quand les consommateurs comparent différentes versions d’un même produit, ils ont davantage tendance à opter pour celui qui est en quelque sorte un « compromis », c’est-à-dire un produit qui répond au moins à leurs besoins et dont le prix est inférieur au montant maximum qu’ils peuvent y consacrer. C’est le choix par défaut généralement désigné par l’expression quelque peu trompeuse de « meilleur rapport qualité/prix ». Lorsqu’il s’agit de se décider entre deux produits, l’acheteur moyen aboutit donc le plus souvent à choisir le moins cher des deux. Si un troisième produit plus cher que les deux lui est proposé, alors il en vient à acheter le produit au prix moyen – celui qu’il avait délaissé dans le premier cas ! Si vous sentez que l’une de vos propositions est refusée parce que trop engageante par rapport à une autre, formulez-en une troisième plus extrême que les deux autres – ou faites-la tenir par un troisième homme, qui endossera plus ou moins volontairement le rôle d’épouvantail. Certains politiques peuvent s’estimer heureux de l’existence d’« extrémistes utiles », pour mieux s’en démarquer et passer pour des modérés.

On retrouve ici en filigrane la technique dite de la « porte-au-nez », qui consiste à faire une demande inacceptable dans un premier temps, pour mieux faire accepter la demande qui vient en suivant, beaucoup plus acceptable en comparaison, et la seule qui comptait vraiment. Le pouvoir persuasif de cette technique a été mis en évidence par les recherches en psychologie sociale de Robert Cialdini. Son expérience consistait à demander à des étudiants de parrainer un adolescent d’un centre de détention pour jeunes délinquants, deux heures par semaine et ce, pendant deux ans. Une fois cette requête refusée – deux heures hebdomadaires pendant deux ans ! -, les auteurs proposaient alors aux étudiants d’accepter au moins une sortie unique de deux heures durant laquelle ils parraineraient un des garçons du centre de détention. En demandant directement d’accepter cette sortie unique sans demande exorbitante au préalable, le taux d’acceptation était divisé par trois…

Autrement dit, pour avoir trois fois plus de chances d’obtenir ce que vous réclamez, commencez par demander n’importe quoi ! Au fond, n’est-ce pas la technique utilisée par Nicolas Sarkozy lorsqu’il chercha à placer son fils à la tête de l’EPAD ? Face aux levées de boucliers de toute part, Jean Sarkozy eut beau jeu de renoncer à briguer la présidence de l’EPAD, pour finalement siéger à un « moindre » niveau, au sein de son conseil d’administration. Si ce poste d’administrateur était en réalité celui initialement visé, il ne pouvait mieux s’y prendre pour y parvenir et le faire accepter plus facilement par l’opinion.

Illustration technique influence

Sur le plan graphique, l’effet de contraste est particulièrement utilisé pour produire des illusions d’optique. Le but est soit de donner l’impression que deux choses ont la même taille alors que ce n’est pas le cas, ou l’inverse – donner l’impression que deux choses ont des tailles très différentes alors qu’elles ont une taille similaire. Voir par exemple ces deux photos (et l’explication de la première en vidéo ci-dessous) :

Technique influence

Un effet amusant si vous faites des photos : mettez au premier plan vos petits éléments, personnages ou même voitures miniatures pour fausser la perspective !

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Découvrez et maîtrisez la puissance de la « règle de trois »

La règle de trois est une technique d’écriture que vous devez absolument apprendre, maîtriser, appliquer…

Remarquez-vous la construction de la phrase précédente ? 3 verbes d’action… Utiliser la règle de trois permet d’exprimer ses idées plus efficacement, mettre en valeur les points forts, et rendre son message mémorable.

C’est la vérité, toute la vérité et rien que la vérité !

Dans nos cultures occidentales, les applications de la règle de trois sont nombreuses et variées, dans tous les domaines : de la religion au marketing en passant par la politique…. En voici quelques exemples :

  • « Le Père, le Fils et le Saint Esprit »
  • « Le Bon, la Brute et le Truand »
  • « Veni, vidi, vici »
  • L’exécutif, le législatif et le judiciaire
  • « Liberté, Egalité, Fraternité »
  • Le bleu-blanc-rouge, et d’une façon générale l’abondance de drapeaux tricolores

Pourquoi la règle de trois est-elle si efficace ? Peut-on utiliser des suites de deux ou quatre éléments tout aussi efficacement ? C’est ce que nous allons voir ci-dessous…

Pourquoi la règle de trois spécifiquement, alors que de nombreux discours utilisent deux ou quatre éléments ? Par exemple :

  • Deux éléments : « Donnez-moi la liberté ou donnez-moi la mort »
  • Quatre éléments : « Je dirai à la chambre ce que j’ai dit à ceux qui ont rejoint ce gouvernement (nous reviendrons sur cette phrase prochainement) : je n’ai rien à offrir d’autre que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. »

Toutefois, la règle de trois reste pertinente pour ceux qui aiment tourner joliment leurs propos. Dans son livre Writing Tools – 50 Essential Strategies for Every Writer, Roy Peter Clark donne les raisons de la magie de cette technique : « L’euphorie du trois a plus de sens que la complétude du quatre ou plus… La magie englobante du nombre trois donne un sentiment d’ensemble… »

Principes à retenir :

Utilisez un élément pour la puissance ;
Utilisez deux éléments pour la comparaison, le contraste ;
Utilisez trois éléments pour l’ensemble, l’intégralité, la rondeur ;
Utilisez quatre éléments ou plus pour lister, compiler, développer, étendre.

Voyons maintenant comment utiliser spécifiquement la « règle de 3 » grâce à… trois moyens… simples, pratiques et efficaces…

La règle de trois en rhétorique

Il existe tout d’abord deux moyens principaux pour utiliser la règle de trois :

1) La figure par laquelle trois mots expriment une idée centrale :

  • « Veni, vidi, vici »
  • « Liberté, Egalité, Fraternité »
  • « Vin, femmes et chanson »

2) La figure par laquelle une série d’éléments (mots ou phrases), souvent de longueur égale et de puissance croissante, traduit l’idée :

  • « Une vie heureuse est une vie passée à apprendre, à gagner de l’argent, à désirer… »
  • « Tous sont égaux, tous sont libres, tous méritent de trouver le bonheur… »
  • « Vos carrières seront établies selon votre facilité à parler, votre facilité à écrire et la qualité de vos idées… dans cet ordre… »
  • « Nous ne pouvons prévoir où souffle le vent. Nous ne pouvons prévoir quelle sera sa force. Nous ne pouvons certainement pas prévoir sa direction… »
  • « Je vous répond :faire la guerre, sur mer, sur terre et dans les airs, avec toute notre puissance et toute la force que Dieu peut nous donner… »

Voici un troisième moyen, qui consiste à faire un trait d’humour de façon simple en utilisant la règle de trois :

3) Utilisez le premier élément de la série pour établir le sujet, utilisez le deuxième afin de créer une attente logique dans l’esprit de votre auditoire, puis déviez avec un troisième élément inattendu et léger qui constitue le trait d’humour. Par exemple :

  • « Singapour est extrêmement petit. Elle fait 26 km de nord en sud et 22 km d’est en ouest… à peu près la taille de la salle de bain de Bill Gates ! »
  • « Il existe trois types de mensonges : les mensonges, les vils mensonges, et les statistiques ! »

La règle de trois est un outil efficace pour tout type de discours, qu’il soit humoristique, sérieux ou triste. Si vous souhaitez facilement améliorer votre style et rendre vos propos plus percutants, utilisez cette règle lors de vos prochaines présentations… ou dans une simple conversation…

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4 exercices pour s’entraîner à intervenir à l’oral

Réservez-vous une heure pour réaliser les exercices suivants. Ces exercices vous feront gagner en capacité d’improvisation, en spontanéité, en confiance et en aisance. Ils vous permettront de vous entraîner pour améliorer vos interventions à l’oral.

Exercice n° 1

Formulez librement un thème d’intervention – ou choisissez parmi ceux proposés ci-dessous – et rassemblez le maximum d’informations sur le sujet en 25mn (culture générale, internet, livres, journaux et magazines…). Notez toutes ces informations sur des pages de papier (et non sur un ordinateur !) Relisez-vous, de manière à avoir en tête l’essentiel de vos notes.

Exemples de sujets au choix :

  • Les générations du passé ont-elles été plus heureuses ou plus morales que la nôtre ?
  • Comment devenir célèbre aujourd’hui ? Quel est, selon vous, le rôle de la chance, de l’intelligence, de la volonté, de l’éducation, des relations… ?
  • Quelle est, selon vous, l’invention la plus importante de toute l’histoire de l’humanité ?
  • Croyez-vous que l’humanité progresse ? Dans quel sens ?
  • Vous voulez obtenir une chose qu’on vous refuse : qu’allez-vous faire ?

Exercice n° 2

Vos notes sous les yeux, lancez un chronomètre et commencez à parler, tout seul et librement. Ne cherchez pas spécialement à faire de belles phrases ou à énoncer vos idées de façon ordonnée : parlez, parlez, parlez le plus possible de votre sujet, développez chacune de vos idées autant que vous le souhaitez, regardez vos notes et relisez-vous si nécessaire… Arrêtez-vous seulement dès vous n’avez réellement plus rien à dire. Et regardez votre chronomètre : combien de temps avez-vous tenu ? Notez ce temps.

« C’est en forgeant qu’on devient forgeron », vous connaissez le dicton… De la même façon, c’est en parlant qu’on devient orateur. Alors parlez, le plus souvent possible, saisissez toutes les occasions de vous exprimer, de poser une question, d’intervenir dans une discussion, de répondre à quelqu’un !

Mais lorsque vous êtes seul, comment faire ? Parlez quand même ! Parlez tout seul, en vous fixant des buts et en envisageant cela comme un entraînement. Parler tout seul est l’un des exercices les plus difficiles qui soit. Et aussi, de fait, l’un des plus formateurs. En vous entraînant de la sorte, vous ne craindrez plus de laisser un message sur un répondeur (épreuve redoutable pour quelqu’un de timide, plus encore que de devoir répondre à une personne qui décroche…), ni de vous lancer face à un jury qui se tait, etc.

Exercice n° 3

Vous êtes dans votre salon, ou dans n’importe quel autre endroit où vous avez pu exécuter l’exercice précédent librement. Fermez les yeux, faites quelques pas et tournez-vous un peu, tendez le bras, l’index, et rouvrez les yeux : que pointez-vous du doigt ? Vous allez devoir improviser 3 minutes à partir de cet objet, quel qu’il soit ! Lancez le chronomètre, et… lancez-vous. Ne vous arrêtez que si pensez sérieusement avoir atteint ou dépassé les 3 minutes.

Exercice n° 4

Revenons au sujet que vous avez choisi précédemment (cf. exercice n° 1). Sans relire vos notes, vous allez de nouveau devoir vous exprimer, seul. Lancez le chronomètre, puis arrêtez dès que vous êtes réellement certain d’avoir épuisé le sujet, de ne plus trouver quoi dire. Quel temps avez-vous fait cette fois-ci ? Comparez-le avec votre premier passage chronométré (cf. exercice n° 2).

Normalement, vous devriez être plus inspiré, être plus à l’aise sur votre sujet et tenir plus longtemps lors de ce second passage. L’exercice n° 3 qui consiste à s’exprimer sur un sujet farfelu à partir d’un objet pointé au hasard permet de mettre l’esprit dans une certaine disposition, plus propice à l’improvisation, et ainsi de délier la langue pour les interventions suivantes…

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Décuplez le pouvoir de votre parole en maîtrisant… les silences

La plupart d’entre nous ne laisse volontairement que très peu de silences dans la conversation… Soit par crainte du malaise qu’il pourrait instaurer (« N’a-t-on rien à se dire ? » On peut toujours s’exprimer, même quand on ne sait pas quoi dire !). Soit par désir d’en dire le maximum dans le temps qui leur est accordé, pour argumenter ou convaincre. On préférera même parfois se répéter plutôt que de laisser s’installer cette courte trêve qui permet à chacun de réfléchir à se qui se dit.

On préférera même parfois se répéter plutôt que de laisser s’installer cette courte trêve qui permet à chacun de réfléchir à se qui se dit… (Oui, on l’a déjà dit, je fais exprès de me répéter pour bien montrer l’absurdité des répétitions excessives dont le seul but est de meubler !)

On s’aperçoit pourtant que ces mêmes silences peuvent être tantôt plus intenses qu’un mot d’amour, tantôt plus convaincants que mille arguments.

Il suffit pour cela de s’entraîner à leur laisser un peu d’espace, et à apprivoiser leur intensité.

C’est un petit travail de tous les jours très amusant. Laissez par exemple un court silence avant un message important que vous souhaitez passer et un autre, plus long, juste après… trompez-vous, faîtes monter l’adrénaline et trouvez progressivement le bon équilibre qui donnera à votre discours à la fois puissance et sérénité.

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Malaise social en France : comment l’Ecole nous a rendu timides…

Nous observons de nos jours une véritable crise de la parole politique, à laquelle est d’ailleurs liée la timidité ambiante de la société : les citoyens perdent confiance en eux en même temps qu’ils n’ont plus confiance en leurs représentants.

Cela est en partie dû à la mauvaise formation de nos orateurs.

En effet, le trac n’est pas naturel : il dépend en réalité d’un apprentissage culturel. A l’école comme au lycée, les jeunes Français ne sont pas incités à participer ; peu sollicités à l’oral, exclusivement évalués à l’écrit, ils développent une forme de glossophobie, ils deviennent timides et redoutent de prendre la parole en public… Le trac serait-il une maladie française ?

La solitude est en tout cas un fléau sociétal typiquement français, directement lié au malaise social et à la timidité généralisée…

L’Education nationale et nos méthodes d’enseignement jouent donc un rôle déterminant dans ce grand problème social. L’Ecole est la première responsable du malaise de notre jeunesse, petit malaise des écoliers devenu génération après génération le grand malaise de tous les citoyens.

Dans la tradition anglo-saxonne, ou dans quelques pays européens comme l’Espagne par exemple, l’exposé oral est le mode principal de contrôle des connaissances. En France, nous sommes prisonniers de l’écrit : le culte du plan en deux ou trois parties conditionne notre façon de présenter nos idées, jusqu’à limiter notre façon de penser… Un moyen de contrecarrer le malaise social et la crise de confiance qui en découle serait donc de renverser ce rapport typiquement français de l’écrit contre l’oral.

Comment remédier à ce problème ? Comment vivifier le débat démocratique contre le malaise social ambiant ?

Notre culture met en avant les « hommes de lettres ». Pourtant, la parole en public, et plus largement l’expression orale, est constitutive d’une certaine tradition européenne – une tradition qui remonte jusqu’aux grands penseurs de la Grèce antique, à commencer par Socrate, fondateur de la philosophie politique en Occident. Pour reconstruire la parole politique, il faut réhabiliter celle-ci en tant que tradition européenne et même française !

Il faudrait par exemple remettre en place des cours de rhétorique au collège et au lycée, qui se révéleront certainement bien plus efficace sur le plan social et citoyen que nos « cours d’éducation civique ». Il faudrait pourquoi pas aussi mettre en place une formation spécifique en art oratoire, dès l’école primaire et pourquoi pas dès la maternelle, qui consisterait dans un premier en une simple « classe de conversation », et qui deviendrait au collège un entraînement à la prise de parole en public, pour se transformer au lycée en entraînement au débat public et à la négociation.

Des pistes à explorer, à tester, à expérimenter et à ajuster ! Certes, ça ne se fera pas en un jour, et les résultats ne se feront pas voir avant des années… Mais sur le long terme, choisir de ne rien changer n’est jamais une solution satisfaisante. A nous de réfléchir à l’avenir que nous voulons vraiment bâtir, pour notre jeunesse – et avec notre jeunesse !

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Avant un oral, attention à votre alimentation !

Évitez de manger trop gras ! Ceci n’est pas un message du Ministère de la santé…

Les orateurs gagneraient à se préparer comme les sportifs de haut niveau.

Les sportifs suivent un régime spécifique en fonction de leurs entraînements et des compétitions. Par exemple, les coureurs peuvent manger des pâtes (sucres lents) la veille d’un marathon, et de la viande blanche le jour J.

De la même façon, si vous avez bientôt un exposé à présenter, une réunion à animer ou toute autre intervention en public à assurer, il est préférable d’adapter votre alimentation. Je vais d’ailleurs vous raconter une anecdote surprenante à propos de Margaret Tatcher et ce qu’elle avalait avant ses plus importants débats politiques. Mais avant, voici mes conseils et astuces pour faire attention :

Ne mangez pas trop lors des repas précédents votre intervention. Trop manger peut vous ballonner, et, surtout, la digestion a un effet anesthésiant. Plus un repas sera copieux, riche, gras, plus la phase digestive qui s’ensuivra sera longue et provoquera l’envie de dormir.

Un plat léger comme une salade à midi ou un bol de corn flakes le matin fera l’affaire, selon que votre intervention se déroule l’après-midi et/ou le matin. Évitez les féculents tels que le pain ou les pâtes, et les bonnes frites bien grasses bien sûr, ainsi que les gâteaux et autres desserts sucrés.

Une exception toutefois pour le riz (qui est un féculent). Une amie m’avait confié qu’elle mangeait du riz avant chacun de ses rendez-vous galants, dont elle était manifestement une adepte… C’est un conseil alimentaire très efficace : le riz stabilise la digestion à merveille.

Un petit bol de riz ou une portion de pâtes « al dente » peut donc faire office de repas (de préférence la veille au soir plutôt que le jour même).

D’une façon générale, privilégiez les aliments contenant le plus de protéines :

  • Une tranche de jambon (avec une petite salade, pas dans un gros sandwich !) ;
  • Un filet de dinde ou de poulet (sans sauce bien sûr, et mettez de côté les frites qui vont généralement avec…)
  • Les barres de régimes amincissants ou compléments alimentaires pour sportifs hyper-protéinés peuvent être une bonne solution (Milical, Gerlinéa…).

Ces conseils valent aussi pour les étudiants avant un examen : un repas trop lourd à midi et ils roupilleront devant leur copie !

Margaret Thatcher racontait qu’avant ses séances de discussion au Parlement, qui étaient selon elle les débats politiques les plus difficiles à assumer, elle se contentait d’une tasse de thé pour seul repas de la journée. En arrivant le ventre vide, à jeun, elle était plus vive et réactive dans les débats, plus agressive, comme un animal quand il a faim…

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Look et relooking : 9 grandes erreurs de style à éviter…

Le relooking, vous y avez déjà pensé ? Vous essayez de soigner votre style ? Notre image est notre premier outil de communication, c’est pourquoi il ne faut pas la négliger. Il faut d’autant plus soigner notre image dans un contexte professionnel. Pas toujours facile… A défaut d’avoir la classe à chaque fois, voici en tout cas quelques grandes erreur de style que vous pouvez éviter :

1. Les pulls/polos a rayures égales

Evitez les pulls cheaps de chez Zara avec de grosses rayures… c’est objectivement moche et standard… et ce qui est standard est ringard !

2. Les chaussettes blanches avec ensemble sombre

Le pire ! Sans commentaires, pensez a accorder vos chaussettes en fonction de vos chaussures et du pantalon. Idealement, chaussures-chaussettes-pantalon doivent etre unis ou former un dégradé.

3. Les chemises sous les pulls

C’est classique, pas élégant et cela fait trop apprêté, pas assez spontané. Au pire, si vous êtes obligé, faites un rappel de couleur col-manchettes…

4. Les habits trop grands

Il faut que les coutures du tshirt délimitent la séparation épaules-bras. Veillez à choisir la coupe et le col avec gout. Pour le pantalon, il ne doit ni flotter ni etre serré, et ne doit pas casser excessivement sur le coup de pied, et il ne doit pas etre possible de marcher dessus. Les chaussures : sneakers ou chaussures de ville/en toile, assorties et choisies avec gout (article a venir).

5. Les hauts avec inscriptions/marque ostensibles

Moche et inutile, ils sont plus chers et servent a denoter une aisance « financière », voire l’appartenance a une pseudo tribu cheap. Si il n’y a que des inscriptions incompréhensibles, je prefere un tshirt plus personnel et explicite avec un joli logo. Simple et précis !

6. Les ceintures avec boucle trop voyantes

Ma politique : limitez au maximum l’ostentatoire, donc ce qui a été dit pour les tshirts reste valable pour les ceintures. Un beau cuir (pas de croute de cuir !), un boucle discrète et stylée, et le tour est joué ! Ne négligez pas la ceinture, c’est un accessoire indispensable.

7. La chemise non rentrée dans le pantalon

Pour sortir en mode « cool » un samedi soir, à la limite, mais sinon cela fait négligé et ça ne met pas en valeur votre taille (ceinture et chemise aussi !).

8. La veste de costume avec un pull à capuche

Sans commentaires. Ces deux styles ne sont pas congruents, donc pas compatibles.

9. Les jeans déchirés/à trous

Ça ne fait pas jeune, c’est négligé, moche, sale, et à moins d’être un clochard ou un rockeur postmoderne (ou prépubère), à éviter ! Sinon vous avez juste l’air d’être une grosse merde liquide congelée.

Pour aller plus loin dans l’amélioration de votre look et le choix de vos vêtements, allez lire ou relire cet article : L’importance de l’apparence : les 3 principes fondamentaux du relooking

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Maitriser son image publique : 4 exercices types de media training

Le media training, ou « formation aux médias », se résume souvent à s’entraîner à parler devant une caméra… En réalité, la pratique du media training peut être bien plus riche et bien plus ciblée en fonction d’objectifs spécifiques.Voici notamment 4 formes possibles de media training :

Le speech

Sous sa forme la plus simple, il s’agit de s’exprimer sur un sujet donné face à une caméra. Deux modes possibles : intervenir sur un sujet préparé à l’avance, ou improviser. Dans les deux cas nous observerons un ensemble de réactions typiques telles que : les moments de gêne, les silences non assumés liés à des hésitations, regard fuyant et gestes involontaires trahissant un certain stress ou un manque d’assurance, etc.

Cette forme basique de media training est idéale comme première approche pour apprivoiser son image. Bien souvent, les personnes qui se découvrent à l’écran sont surprises de voir qu’elles donnent une image bien meilleure qu’elles ne pensaient. Elles se rendent également compte que leur principaux défauts ne sont pas là où elles croyaient. Le coach est là pour leur donner les clefs d’analyse tout en indiquant les points faibles à améliorer, ainsi que les points forts à consolider.

L’interview

A la différence du speech, il s’agit de répondre aux questions posées par le media trainer (= le coach qui filme). C’est la forme habituelle de la plupart des séances de media training. L’exercice peut sembler plus facile, car c’est au media trainer (dans le rôle du journaliste) de rythmer convenablement l’entrevue, de meubler et de relancer la discussion quand il le faut.

Cependant, attention : le journaliste peut chercher à piéger la personne interviewée, à lui tirer les vers du nez, à lui faire dire ce qu’elle n’a pas dit, à la provoquer… Une interview peut donc prendre des allures de joutes verbales, où la personne interviewée ne doit pas se laisser entraîner n’importe où, en donnant juste ce qu’il faut d’infos tout en évitant la langue de bois, face à un journaliste en quête de scoops, d’aveux, de révélations et de scandales.

Le débat contradictoire

Tous les coups sont permis. Entre deux candidats qui débattent, il n’y a plus la courtoisie propre à l’interview du journaliste. Le débat a ses règles, bien sûr, mais il se présente d’emblée comme un combat et non comme une simple discussion. Le but n’est pas de rechercher un accord mais au contraire, pour chaque débatteur, de marquer et de maintenir au mieux sa position.

Ce type d’exercice est excellent pour les candidats politiques. Il est également très utile pour les dirigeants d’entreprise devant se préparer à répondre à des attaques, par exemple en communication de crise (consommateurs critiquant un produit…). Bien sûr, il impose d’être deux (à moins que le media trainer joue également le rôle du contradicteur).

Le micro-trottoir

Forme peu habituelle de media training, le micro-trottoir est particulièrement recommandé en communication politique pour former les militants d’un parti. Il s’agit d’une sorte d’interview impromptue, pouvant être réalisée n’importe où, notamment dans la rue.

Pour réaliser correctement cet exercice, la scénarisation est primordiale. Il faut imaginer un contexte et se mettre en situation. Imaginons par exemple des journalistes posant des questions à des passants en marge d’une manifestation, ou à des personnes réunies lors d’un congrès… Lorsqu’on est militant, comment profiter au mieux de cette tribune soudainement offerte ? L’environnement est également déterminant : il faut s’entraîner à rester concentré même dans des lieux très bruyants, par exemple avec beaucoup de monde parlant autour…

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16 exercices de diction

Comme pour toute activite physique, l’art oratoire exige une pratique reguliere et rigoureuse. Et de la meme maniere qu’iil faut différents exercices pour les différentes parties du corps, le but de la gymnastique buccale est d’apprendre à travailler spécifiquement et separemment les lèvres, la mâchoire, la langue…

Dans un precedent article, nous nous sommes concentres sur les exercices d’articulations pour travailler la langue. Nous avons également rappelé que le problème d’une mauvaise articulation dépend souvent d’une utilisation simultanée de tous les muscles de la bouche dans la production d’un son, et donné des exercices d’articulation labiale et maxillaire pour fortifier vos lèvres d’une part et assouplir votre mâchoire d’autre part.

Voyons aujourd’hui quelques grands exercices classiques de diction : ces fameuses phrases sans queue ni tête a répéter sans se tromper, toujours plus vite, plus vite, plus vite… Vous savez certainement ce qu’est un « bon chasseur » ? C’est un chasseur sachant chasser sans son chien… Oui, parfait ! Et, dites-moi, les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ? Oui, les chaussettes de l’archiduchesse sont sèches, archi-sèches ! Ces phrases vous rappellent de bons souvenirs ? Sachez qu’elles sont toujours utilisées, de façon tout a fait sérieuse, par les comédiens professionnels qui souhaitent s’échauffer avant une prestation !

Comment utiliser ces petites phrases ? En prenant de le temps de les lire convenablement, sans avoir la langue qui fourche. Puis, a force de répétition, les connaitre par coeur et les réciter sans les lire. Enfin, accélère le rythme et les prononcer toujours plus rapidement, sans erreur bien entendu. En voici 15, classées en fonction des muscles solliscites :

Maxillaires et face (énergie)

Les trois phrases suivantes mettent en mouvement la bouche toute entière, en ouvrant largement la mâchoire (mouvement du maxillaire) et en animant tout le visage (mouvement du masque facial). Ne pas hésiter a exagérer cette articulation pour vous entrainer :

  • Le fisc fixe exprès chaque taxe fixe excessive exclusivement au luxe et à l’exquis.
  • Petit pot de beurre, quand te dépetit-pot-de-beurreriseras-tu ? Je me dépetit-pot-de-beurreriserai quand tous les petits pots de beurre se dépetit-pot-de-beurreriseront.
  • Un essaim d’insectes erre autour du Saint-Nectaire sec du nain sectaire.

Lèvres (précision)

Comme vous le voyez, ces phrases n’ont parfois aucun sens. Il ne faut pas s’arrêter a cela ! Seule compte la netteté des sons produits. Dans les trois phrases suivantes, concentrez-vous sur le mouvement des levres, sans chercher a ouvrir trop grand la mâchoire, ni même a trop remuer la langue ou a plisser le visage…

  • Un banc peint blanc plein de pain blanc, un blanc banc peint de blanc pain.
  • Un vieux voyou voleur voulait voler Violette.
  • Dix-huit chemises fines et six fichus fins.

Langue, dents, palais (netteté)

Vous commencez a saisir le principe ? Cette fois, concentrez-vous sur le mouvement de la langue dans la bouche, qui va et vient du palais vers les dents et vice-versa :

  • Ton thé t’a-t-il ôté ta toux ?
  • Didon dîna dit-on d’un os du dos d’un dodu dindon.
  • Trois dragons gradés, trente-trois dragons gradés

Ouverture de la bouche (clarté)

  • Oh ! La belle grosse, grasse, blanche fille… Comme elle a de beaux gros gras blancs bras !
  • Petite cathédrale, quand te décathédraleriseras-tu ? Je me décathédraleriserai quand toutes les petites cathédrales se décathédraleriseront.

Allongements des syllabes longues (douceur)

Ces phrases vous permettent de travailler la force vocale, en mettant le maximum d’intensité sur les voyelles qu’il s’agit d’aaaaaallooooonger exagérément. C’était une technique souvent utilisée par De Gaulle lors de ses discours, afin que sa voix au plus loin sans pour autant s’égosiller.

  • Douze douches douces (douuuuuuuuze douuuuuuuuches douuuuuuuces….)
  • J’aime qu’on m’aime comme j’aime quand j’aime (j’aiiiiiiiiiiime….)

Equilibre

Ces deux dernières phrases complètement tarabiscotées sont la pour vous permettre d’équilibrer tous les aspects vus précédemment :

  • Les croyants qui prient sur l’Acropole ne peuvent pas prier quand les corbeaux peuvent croasser
  • Ces cent six sachets sachez cela si chers qu’Ali à Nice exprès tout en le sachant chez Chasachax choisit sont si chers chaque si chers qu’ils charment peu

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