Relations

Petite méthode pour assainir sa communication (et recréer des liens plus vrais)

Voici ma méthode pour assainir ma communication, et, surtout, pour retrouver le maximum d’humanité dans mes échanges avec les « autres » et nouer des relations plus authentiques et plus profondes !

Tout d’abord… Arrêtons d’esquiver les vrais problèmes avec nos contact, arrêtons de chercher à tout prix à plaire au plus grand nombre, et disons leur les choses comme il faut : sans détour, selon ce que l’on ressent.

Affirmez vos valeurs d’entrée de jeu avec vos amis et vos clients pour être clair. Ne cherchez pas a être trop poli ou a faire trop de manières en début de relation, car c’est le meilleur moyen pour que cette relation ne se transforme pas en vrai lien solide. Soyez vous-même, totalement vous-même, dès le départ.

Bannissez les SMS en n’y répondant jamais. Oui ! C’est radical mais ça fait du bien. Les gens qui communiquent de cette manière sont des mesquins. Voilà, c’est dit !

Communiquez le moins possible par e-mail. Il n’y a pas pire source de malentendu que les emails pour la bonne raison qu’il n’y a pas de tonalité verbale. Un message pourra être analysé de façon très différente selon l’humeur des personnes qui vont le lire… Alors que votre voix peut transmettre des émotions et des nuances très subtiles. C’est cette communication véritablement « humaine » qu’il nous faut retrouver !

Téléphonez aux personnes qui vous intéressent. C’est la moindre des choses et permet d’engager une véritable communication humaine. En fait… Téléphonez… et proposez carrément un rendez-vous (oui, même si cela semble fou, ahahah) !

Envoyez des lettres au lieu d’emails. À part des factures, combien de conversations épistolaires avez-vous avec les gens chaque mois? Croyez-moi, si vous voulez être lu par quelqu’un, envoyez-lui une lettre.

Préférez Skype à un tchat, que ce soit par sms ou via les boites de dialogue des réseaux sociaux comme twitter ou facebook messenger… En règle générale, bannissez toute forme de communication électronique dénuée d’image et de son. Vous y gagnerez en crédibilité autant qu’en respect de vous-même. Vous décuplerez votre impact communicationnel.

Rencontrez les gens avec qui vous voulez communiquer et entreprendre quelque chose. Une rencontre, c’est avant tout un moment privilégié dont on se souvient longtemps. Voulez-vous avoir de l’importance aux yeux des autres ? Rencontrez-les en direct.

Des évidences, mais qu’il faut rappeler, et qu’il faut s’efforcer de mettre en pratique… Il en va de l’avenir de notre civilisation, rien de moins…

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Technique de « small talking » : comment parler de tout… et de rien

Ah… La peur du « blanc »… Le trou, juste là, au milieu de la conversation. Vous avez certainement déjà vécu ce léger malaise qui traverse la conversation quand on arrive au bout d’un sujet et que toutes les banalités ont été épuisées. Vous ne maîtrisez pas encore l’art du small talking, ou autrement dit le grand art de la petite conversation.

Parler pour ne rien dire semble pourtant bien être une sorte de mal nécessaire. C’est le plus souvent au détour d’une longue conversation qu’on tombe sur une pépite : une idée géniale, une passion commune, un ami qui nous rapproche. C’est aussi indispensable de savoir maintenir une conversation suffisamment pour faire connaissance.

Les anglophones appellent ça le fluff talk ou small talking… L’art de mener une conversation à la fois légère et intéressante. Difficile pour les plus exigeants d’entre nous, pour qui parler de la pluie et du beau temps ressemble le plus souvent à une simple perte… de temps justement.

Il existe en fait trois règles d’or pour animer une conversation légère de ce type, pour exceller dans l’art indispensable des discussions inutiles ;-)
1. Orientez la conversation sur les émotions plutôt que sur les faits
2. Donnez toujours quelques détails et anecdotes en plus
3. Relancez la conversation par des questions ouvertes

Un exemple ? Imaginez… Vous rencontrez quelqu’un dans une soirée qui vous demande où vous habitez (classique !) :

Scénario 1 :
– Moi, j’habite à Paris à côté de la place d’Italie [les faits, juste les faits]. Et vous ?
– Moi, j’habite à Montreuil.
(Et pouf, gros blanc. Le factuel s’épuise et ennuie très rapidement… Mauvais exemple !)

Scénario 2 :
– Moi, j’habite à la Butte-aux-Cailles à côté de la place d’Italie. Un quartier vraiment sympa pour sortir boire un verre entre amis (détails en plus), comment trouvez-vous l’ambiance parisienne ? (focus émotions + question ouverte)
– J’aime beaucoup l’histoire et la vie trépidante des rues de Paris, même si cela n’a pas toujours été le cas blablabla… (et c’est parti pour un échange riche et stimulant !)

Le focus sur les émotions donne ainsi plus de passion à la conversation et les détails viennent alimenter la question ouverte. La question ouverte incite l’autre à développer sa pensée, ses sentiments ce qui entretien naturellement la conversation et la rend intéressante.

Pour aller plus loin vous pouvez aussi consulter le livre de Florence La Bras, Small talk ainsi que le livre de Debra Fine, Le Grand Art de la Petite Conversation !

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Que dire à quelqu’un qui a perdu un proche ?

Il n’y a malheureusement pas de mots miracles ou de formules magiques pour effacer la peine provoquée par la perte d’un être cher. Chacun réagit à sa manière, plus ou moins violemment, plus ou moins longtemps…

Un ami, chirurgien, régulièrement confronté à des situations dramatiques, m’expliquait à quel point il peut lui être difficile d’annoncer la mort d’un patient à ses proches. On ne s’habitue jamais vraiment, même quand cela fait partie du métier. Cet aspect est d’ailleurs complètement négligé dans la formation en médecine. Pendant ses longues neuf années d’études pour devenir docteur, il n’a eu qu’un cours de deux petites heures traitant spécifiquement de la relation médecin/malade. Au concours de l’internat, il n’y a qu’une seule question sur le sujet (sur plus de 300 !). Il a appris à sauver des vies, mais que dire à ceux dont un proche s’en est allé ?

Nous avons le réflexe, pour exprimer une forme de compassion, de dire : « Je comprends ce que tu ressens », « Je sais ce que vous devez éprouver »

Non ! Vous ne pouvez pas comprendre. Vous ne pouvez pas éprouver la même douleur ou la même tristesse qu’un parent venant de perdre son enfant, qu’un jeune homme survivant à son meilleur ami après un accident, qu’une jeune femme apprenant le suicide de son père. Il n’y a rien de plus insupportable pour quelqu’un dans une situation aussi tragique que de s’entendre répéter ce genre de formules creuses et banalisées de la part de tous et n’importe qui (amis, famille, famille éloignée, collègues, connaissances, rencontre fortuite…).

Aux yeux de celui qui l’éprouve, la souffrance est infinie : dire qu’elle peut être « comprise » revient à la rationaliser et par là-même à la minimiser, voilà précisément ce qui est insupportable.

Personne ne peut vraiment comprendre un individu en souffrance. Pas même celui qui a vécu un drame similaire mais qui, depuis, en a fait le deuil et reconstruit sa vie.

Si quelqu’un que vous connaissez vient de perdre un proche, laissez-lui « l’exclusivité » de sa souffrance. Chaque individu est unique, chaque relation est unique. Sa situation est unique et ne peut être comparée avec aucune autre. Vous ne pouvez l’atténuer en essayant de la partager, au contraire : c’est exactement ce qui risquerait de l’irriter.

Ne prétendez pas le « comprendre » pour révéler votre empathie, dites plutôt :

« Je ne peux pas comprendre ce que tu ressens… Mais dis-moi si je peux faire quelque chose, quoi que ce soit. Je pense très fort à toi. »

C’est en reconnaissant que vous ne pouvez pas le comprendre, que sa souffrance ne peut être comprise par personne d’autre que lui qu’il se sentira paradoxalement mieux compris

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Avoir sans cesse de nouvelles histoires à raconter

Si vous voulez des histoires trépidantes à raconter… Cherchez d’abord à les vivre !

Le secret ? Sortir de chez soi. C’est si simple et si difficile à la fois : on est tellement bien dans son canapé, devant sa télé ou son écran d’ordi… Home, sweet homeAttention, la paresse entraîne la paresse. Ne vous laissez pas piéger par votre petit confort. Celui qui fuit le monde et s’enferme chez lui aura forcément de moins en moins de choses à raconter – et de toute façon quasiment plus personne avec qui en parler…

Alors, que faire ? Voici un plan d’action pour changer progressivement votre mode de vie. Vous allez également découvrir la méthode spéciale de Leil Lowndes, célèbre coach américaine, qui vous permettra de discuter plus facilement avec n’importe qui en ayant de nouveaux sujets de discussion pour tout le reste de votre vie :

Tout d’abord, accordez-vous du temps en dehors de toute activité professionnelle ou familiale. Et n’en profitez pas pour roupiller. Faites des choses inhabituelles, passionnez-vous pour des sujets qui n’avaient a priori pour vous aucun intérêt, multipliez les expériences nouvelles, osez les rencontres improbables… Partez à l’aventure ! Ayez un lifestyle de folie :

Faites la liste de toutes les activités que vous avez toujours rêvées de faire. Et demandez-vous pourquoi vous ne les avez toujours pas faites. Est-ce vraiment le manque d’argent qui vous en empêche ? Faites également la liste de toutes vos dépenses à la con (clopes, shit, boissons dégueu 10 fois trop chères en boite de nuit…). A vous de décider de les convertir en expériences inoubliables.

Est-ce que vous avez déjà fait un saut en parachute ? Un vol en hélico ? Un baptême de plongée ? Que diriez-vous d’une nuit en bivouac au cours d’une rando ? Et pourquoi ne pas vous initier au maniement des armes dans un stand de tir ?

Si ces activités représentent des sensations trop fortes pour vous, il est toujours possible d’ajuster. On peut aussi en trouver à meilleur marché. Expositions, festivals alternatifs, performances théâtrales, initiation aux échecs ou au jeu de go… Les petits guides du type « Paris gratuit » ou « 100 choses à faire dans votre ville » recèlent tant de bons plans dont on entend toujours parler, mais qu’on a soi-même rarement expérimenté. Qu’attendez-vous pour essayer ?

Lancez-vous, faites des tentatives, osez la nouveauté… Et vous profiterez de ce que le monde peut offrir de meilleur.

La multiplication des activités vous donnera tout autant de nouveaux sujets à aborder, d’histoires à raconter, pour intéresser vos interlocuteurs et éveiller leur curiosité. Vous vous trouverez des points communs avec un plus grand nombre de personnes. Si vous essayez la plongée sous-marine, vous pourrez partager cette expérience avec tous les plongeurs que vous rencontrerez désormais. Mieux : vous aurez été initié à leur jargon et pourrez donc dialoguer plus facilement avec eux ; vous pourrez plus facilement vous glisser dans une discussion de spécialistes, faire ami-ami avec des connaisseurs ; vous passerez même pour un expert de telle ou telle discipline lors d’une discussion au cours d’un dîner ou en soirée…

C’est ce que la célèbre communicante américaine Leil Lowndes appelle « la thérapie de l’éclectisme » (cf. son ouvrage Comment parler à tout le monde) : en mettant un peu de variété dans votre vie, vous aurez des sujets de discussion pour tout le reste de votre existence ! Et selon la « loi de Pareto », qui veut que 80% des effets soient le produit de 20% des causes, le simple fait de s’initier à une activité vous apporte donc plus de trois quarts des connaissances nécessaires pour alimenter une discussion sur ce sujet !

Chaque activité est d’ailleurs en soi un excellent moyen de rencontrer de nouvelles personnes, et démarrer avec celles-ci des relations profondes, basées sur des souvenirs communs inédits.

Voici le sésame pour une vie active et plus riche, et des rencontres toujours plus stimulantes :

Régulièrement, essayez de faire une chose que vous n’auriez jamais imaginé faire. Commencez par au moins une activité inhabituelle par mois. Puis passez progressivement à deux, trois, quatre… Tous les week-ends !

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8 techniques pour étendre votre pouvoir d’influence

En matière d’influence et de leadership, les livres de Dale Carnegie sont des incontournables. j’ai déjà parlé sur ce site du best-seller Comment se faire des amis.

Dans la première partie de ce livre, Dale Carnegie donne des astuces simples pour établir et entretenir des relations solides avec votre entourage, professionnel notamment. Dans la seconde partie, il présente ses techniques pour influencer ses interlocuteurs. Voici les 8 techniques les plus importantes selon moi pour accroître de façon spectaculaire votre pouvoir d’influence :

1. Mettez vous à la place de votre interlocuteur pour identifier ce qui le motivera à agir

Déterminez quels sont ses objectifs personnels et ce qui lui procure du plaisir et du sens en réfléchissant non pas par rapport à votre propre référentiel mais par rapport au sien.

2. Encouragez

Même quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, efforcez vous de trouver le positif, encouragez la personne sur les qualités qu’elle a démontré et critiquez de manière constructive ses actions / sa démarche.

3. Accordez à votre interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui

Mettez votre égo au placard quelques instants et faites en sorte que même la meilleure des idées semble venir de celui que vous souhaitez amener à la mettre en œuvre. Aidez le en posant des questions, en proposant des analogies – c’est un travail subtil mais extrêmement puissant.

4. Posez des questions plutôt que de donner des ordres directs

C’est un point fondamental pour s’assurer l’appropriation et l’engagement de la personne. Elle se sentira d’autant plus engagée qu’elle aura elle-même formulé son plan d’action. Cela renvoie directement aux travaux sur l’engagement de Robert Vincent Joule dans « La soumission librement consentie »(voir le post) et « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens ».

5. Faites appel aux sentiments élevés

Nous voulons tous faire le bien, agir dans l’intérêt commun au fond de nous. Or ce sont bien nos émotions plus que la raison qui nous poussent à agir. Sachez solliciter la générosité, le patriotisme, ou encore la compassion de vos interlocuteurs – vous donnerez ainsi du sens à leur action.

6. Lancez un défi

Certains tempéraments seront plus sensibles au « challenge ». Réaliser de grandes choses compliquées pour soi-même ou pour se valoriser socialement est un moteur particulièrement fort et parfois plus facile à activer dans un contexte professionnel.

7. Démontrez spectaculairement vos idées. Frappez la vue et l’imagination

Simplifiez et imagez vos idées pour les rendre facile à comprendre et à mémoriser. C’est d’autant plus vrai pour les domaines un peu techniques, usez et abusez des analogies dans des domaines de la vie quotidienne pour frapper l’imagination.

8. Donnez une belle réputation à mériter

C’est ce que les psychologues sociaux appellent simplement la labellisation (ou labeling en anglais). Si je vous emprunte 1€ et vous remercie en vous disant « Vous êtes vraiment quelqu’un de généreux » avant de vous demander 10€ supplémentaires, j’augmente très fortement la probabilité que vous accédiez à ma deuxième demande. Vous voudrez plus ou moins inconsciemment mériter la générosité que je vous ai attribué.

Mon ultime conseil :

Procurez-vous à tout prix le best-seller de Dale Carnegie Comment se faire des amis, et pourquoi pas sa version moderne Comment se faire des amis à l’ère du numérique, vous ne le regretterez pas. Ce livre deviendra probablement l’un des plus précieux de toute votre vie, et vous gagnerez non seulement à le lire, mais surtout à le relire de temps en temps… C’est également un cadeau très utile aux gens qui comptent vraiment pour vous, notamment vos enfants (si vous êtes parents).

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Captiver et séduire grâce au pouvoir des mots

Prenez quelques secondes pour penser aux personnes qui vous ont vraiment marqué dans votre vie…

Ont-elles un point en commun ? Comment font ces individus pour nous laisser une empreinte si forte ?

Que ce soit lors de réunions, de dîners, au travail ou entre amis : ce sont ceux qui savent bien parler que l’on applaudit. Ce sont eux qui remportent les succès. Ils utilisent les mots comme des formules magiques : leurs histoires sont captivantes, leurs arguments clairs et précis, leurs compliments touchants. On les suit, on les admire, on les envie. Ils semblent obtenir tout ce qu’ils veulent simplement grâce au pouvoir de la parole…

Car la parole est un pourvoir, et quiconque veut devenir un bon séducteur se doit de le maîtriser.

Les orateurs sont par définition des séducteurs : ils séduisent leur public, des groupes plus ou moins grands, des auditoires parfois immenses, des foules entières… D’ailleurs, peut-être n’y a-t-il pas tant de différences entre exciter une foule et captiver une femme : il s’agit à chaque fois de faire vibrer le cœur d’un être multiple, complexe, et parfois incompréhensible. Les bons orateurs sont bien des séducteurs. Mais les séducteurs ne sont pas tous de bons orateurs !

Certes , le bon séducteur sait parler avec son corps tout entier. Il joue de son regard, effleure du bout des doigts, caresse sans en avoir l’air… C’est tout l’art du body language qui lui éviterait presque d’avoir à prononcer le moindre mot. Si vous êtes un parfait séducteur, vous êtes peut-être aussi un parfait danseur qui capture sa proie dans un « collé-serré » rythmé en boite de nuit, n’ayant à ouvrir la bouche que pour… l’embrasser !

Pourtant, il y a bien un moment où vous serez obligé d’échanger quelques mots avec votre (future) conquête : ne serait-ce que pour l’inviter à changer de lieu, ou sur le chemin pour la raccompagner chez elle, ou l’amener chez vous, ou encore partager un dernier verre…

C’est à ce moment précis que votre target se fera l’idée la plus précise sur qui vous êtes. Elle évaluera consciemment ou inconsciemment votre vraie valeur, et décidera en fonction de s’abandonner à vous… ou pas.

« Ce que parler veut dire ». C’est le titre d’un ouvrage de Pierre Bourdieu, dont l’idée principale pourrait se résumer comme suit : ce que l’on dit compte autant que la façon dont nous le disons. C’est-à-dire que nous pouvons raconter n’importe quoi, mentir ou inventer des histoires, nous transmettons malgré nous des informations fondamentales sur nous-mêmes à travers notre accent, notre vocabulaire et nos expressions.

Les personnes qui utilisent un vocabulaire riche et varié sont généralement perçues comme plus intelligentes, plus créatives, plus intéressantes que les autres. A l’inverse, un vocabulaire pauvre semble trahir une certaine étroitesse intellectuelle, un esprit faible, une limitation dans les prises d’initiative et le potentiel de l’individu (et même si c’est loin d’être vrai, c’est un préjugé tenace et bien ancré qui conditionne l’idée que les gens se feront de vous).

Un langage soutenu traduit une bonne éducation, un niveau de culture élevé, une forme de raffinement – et induit par-là un certain statut, une certaine richesse… Vous pouvez rayonner, exercer un pouvoir de fascination et d’attraction simplement grâce aux mots que vous utilisez. L’intelligence aussi ça peut être sexy. Et il n’est pourtant pas si difficile de parler comme les membres d’une certaine élite : voici comment faire…

De la même façon que vous choisissez avec grand soin la chemise à mettre pour une soirée, avec quelle couleur de pantalon et quelles chaussures assorties, il vous faut sélectionner les mots à employer, trouver le ton juste pour ne pas dépareiller. Mais pas la peine de faire trop compliqué :

En réalité, dans une conversation « normale », ce qui distingue un individu « éclairé » du commun des mortels tient à peine à une cinquantaine de mots ! Il ne s’agit pas de dire des choses inédites ou différentes lors d’un échange banal, mais de dire les choses banales différemment, avec des mots peu utilisés. Prenez par exemple les mots dont vous vous servez au quotidien : cool, sympa, bon, belle… Vous les répétez constamment, toujours les mêmes. Eh bien cherchez des synonymes ! Vous pouvez consulter un dico, mais vous en avez sûrement déjà plein sur le bout de la langue. Ce qui vous manque surtout, c’est de les utiliser par réflexe.

Quand on entend toujours la même chose, les mêmes paroles, le même refrain, on finit par se lasser. C’est pour cette raison que les tubes à la radio ont une durée de vie aussi limitée. Et c’est pareil avec notre vocabulaire, dans la vie de tous les jours.

Si vous dites un jour à une femme qu’elle est magnifique, elle sera certainement touchée, flattée, voire troublée. Mais si vous lui répétez chaque jour où vous la voyez qu’elle est « magnifique », « magnifique », « magnifique », « magnifique »… Votre compliment aura à chaque fois moins d’effet, et finira même par agacer. Vous avez des synonymes en tête?

…Splendide, superbe, sublime, ravissante, craquante, fabuleuse, séduisante, avenante, élégante, éclatante, resplendissante, rayonnante… Vous pouvez même verser progressivement dans un registre un peu plus osé : délicieuse, exquise, appétissante, alléchante, attirante, provocante, tentante…
Faites la même chose à partir de mots simples et usuels tels que : intelligent, facile, bien, bon, content, agréable, génial…

Bien sûr, ce n’est pas parce que vous connaissez tel ou tel mot que vous serez aussitôt capable de l’employer spontanément. C’est même un peu bizarre de dire pour la première fois à une femme qu’elle est « fabuleuse » ou très « élégante », que sa conversation est « délicieuse », que sa mine est « resplendissante »… Comme pour tout, il faut s’entraîner. Voici la méthode à suivre en 3 points :

1 – Faites une liste des mots que vous utilisez le plus souvent, et cherchez des synonymes. Commencez à chercher dans votre tête avant de vous plonger dans un dictionnaire ! Vous retiendrez d’autant mieux tous ceux que vous trouverez vous-mêmes…

2 – Prenez ensuite le temps de tous les lire à voix haute, habituez-vous à les prononcer, testez-les dans des phrases improvisées, des dialogues imaginaires, des simulations d’approches et autres openners.

3 – Puis faites l’effort de les utiliser au quotidien, d’abord avec votre entourage proche, famille, amis… Ce sera plus facile d’oser avec eux au début. Peut-être seront-ils surpris, mais au moins ne vous tiendront-ils pas rigueur des inévitables premiers accrocs : erreur de prononciation, manque de spontanéité, choix de mots pas toujours appropriés…

Vous vous mettrez alors à utiliser naturellement ces nouveaux mots en toutes circonstances : au cours d’un bavardage social, dans vos échanges professionnels, lors de rendez-vous galants… Votre pensée gagnera en clarté, vous serez plus à l’aise dans les discussions, et vous maîtriserez enfin le pouvoir des mots pour gagner en influence, intéresser les autres, et séduire celle qui vous plait.

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