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La parole est un sport de combat !

Bertrand Périer est avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Il enseigne l’art oratoire à Sciences Po et HEC et prépare les élèves de l’université Paris 8 au concours d’éloquence Eloquentia qui désigne le meilleur orateur de la Seine-Saint-Denis (c’est ce concours qui a fait l’objet du film documentaire À voix haute : La Force de la parole diffusé au cinema). Son ouvrage La parole est un sport de combat se lit avec délectation ! Il ravira autant les orateurs chevronnés que les débutants en quête d’inspiration.

C’est un livre très agréable a lire, intelligible, clair et concis, truffés d’anecdotes et d’expériences personnelles. Ce livre n’est pas un manuel, mais il offre cependant une partie « pratique » très concrète : à la fin de chaque chapitre il y a un exercice ainsi qu’un petit résumé des points essentiels à retenir. Il permet d’acquérir ou de réviser quelques notions de bases, mais il permet surtout de s’immerger dans un milieu d’individus pour qui la parole est une passion et un métier. Il n’offre pas de recette miracle mais contribue à l’art de bien s’exprimer et d’avoir une pensée précise. En fait, le plus grand défaut de ce livre est qu’il se lit trop vite !

L’auteur prétend avoir évité de prendre la parole pendant longtemps, car il se méfiait de l’oralité. Comme il le dit, « On se méfie des beaux parleurs, des grandes gueules, de ceux qui bavardent à tort et à travers, souvent pour ne rien dire… » Mais il a compris par l’expérience, notamment dans les épreuves orales qu’il a passées au cours de ses études, puis dans les juridictions et enfin par la suite en enseignant l’art oratoire, à quel point la parole, si elle est utilisée à bon escient, est un arme exceptionnelle, une force redoutable qu’il ne faut jamais sous-estimer.

Au final, l’auteur confie désormais avoir « une histoire d’amour contrariée avec la parole » : c’est parce qu’il a l’impression d’avoir perdu des années à l’apprivoiser qu’il met aujourd’hui un point d’honneur à transmettre l’art de bien parler aux jeunes pour qu’ils se libèrent des déterminismes sociaux. Les mots pour débattre, plutôt que pour se battre. Même si le titre semble être en contradiction avec ce principe fort.

Bien parler suppose un entraînement, des exercices de diction et d’articulation, des techniques pour être à l’aise en public, mais aussi pour structurer un discours, le délivrer avec aisance, convaincre en toutes circonstances. Vous pourrez puiser dans ce livre de bons conseils pour nourrir et libérer votre parole. Tout le monde peut devenir orateur, pour peu de s’en donner la peine ! Commandez le livre aujourd’hui : La parole est un sport de combat !

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Look et relooking : notre image est notre premier outil de communication

Notre image est le prolongement de notre identité. C’est notre premier outil de communication. L’apparence est, en terme de communication, notre premier impact vis-à-vis des autres. C’est notre carte de visite. Ne la négligeons pas.

Nous sommes vus avant d’être entendus. Plusieurs études psychologiques ont démontré que pendant les 20 premières secondes d’un entretien notre cerveau retient principalement ce qu’il voit et néglige partiellement ce qu’il entend.

Par exemple, l’étude de Merhabian, controversée et souvent mal interprétée, a cependant mis en évidence que, dans le cadre d’interactions spécifiques, l’impact visuel prime sur le sens des mots lorsque l’on veut passer pour sympathique auprès d’un interlocuteur. L’expérience de Mehrabian consistait à évaluer l’importance relative des mots, de la voix et des expressions du visage dans l’appréciation ou le rejet de quelqu’un, par exemple lors d’un entretien d’embauche, d’un rendez-vous amoureux ou d’une opération de vente.

Renouveau du relooking en France

En France, l’apparence continue à être tenue pour une question de chiffons et une préoccupation frivole. Pourtant, aux yeux du reste du monde, la France demeure le pays de l’élégance, de la haute couture, des marques de luxe et des grands créateurs… Comment expliquer ce paradoxe ? Toutefois, ces dernières années, les professionnels observent un regain des services de relooking. Et ce type de coaching, auquel s’intéressaient surtout les femmes, s’adresse de plus en plus aux hommes. Le succès de Bonne Gueule, d’abord blog de conseils vestimentaires pour hommes qui est ensuite devenu une véritable marque de prêt-à-porter masculin, est significatif.

Pensez-y : l’apparence est importante lorsqu’un garçon rencontre une fille ou l’inverse, nous prenons soin de nous habiller, nous préparer, nous coiffer… Importante aussi pendant un entretien de recrutement, de même que le comportement, la gestuelle, l’attitude sont déterminants à ce moment-là.

Psychologie sociale de l’apparence

Les Américains ont examiné depuis une trentaine d’années l’impact du physique sur l’ensemble de notre vie sociale, professionnelle et privée. Le résultat de ces études de psychologie sociale est éloquent : les personnes les mieux habillées, en adéquation avec leur environnement professionnel, sont mieux payées et progressent plus vite dans leur carrière…

Le regard de l’autre et notre regard sur les autres

Lorsque nous disons que nous ne pouvons « pas sentir quelqu’un », que c’est plus fort que nous, que c’est « physique », nous exprimons un sentiment profond qu’on ne peut que difficilement changer. Si nous le ressentons, c’est que nous avons plus ou moins consciemment observé cette personne, nous en avons fait une analyse (ses vêtements, son comportement, ce qu’elle dit, comment elle le dit) en 20 secondes, nous avons déterminé qu’avec elle, nous n’avons pas d’atomes crochus, que « nous ne sommes pas du même monde », que nous ne sommes pas et ne serons jamais sur la même longueur d’ondes… C’est-à-dire que dès le début, nous nous refusons à avoir une communication engagée et engageante avec cette personne. Simplement à cause d’une ridicule histoire d’apparence…

Dites-vous que si vous avez cette réaction, les autres peuvent l’avoir à votre regard. Il est donc très important de se connaitre pour éventuellement apprendre à se comporter dans différentes circonstances, à différents stades de la vie pour que, pour vous et pour les autres avec vous, la communication soit ouverte et le reste.

Pour parler, il est important de s’exprimer correctement, se tenir correctement, regarder les gens correctement. Il y a des règles. C’est tout le principe du coaching en éloquence. Et c’est, au fond, un principe similaire en ce qui concerne le look et plus exactement le relooking.

Il est triste de constater que l’une des origines des inégalités réside tout bêtement dans l’apparence des individus. C’est bête, c’est regrettable, mais c’est comme ça. Et dans la mesure ou nous en avons conscience, il serait encore plus bête de ne pas s’efforcer de respecter ce principe…

La beauté (est-elle vraiment subjective ?)

Notre apparence générale signale, dans l’esprit des gens, notre origine, un statut social. Nous établissons inconsciemment un lien entre la « beauté » et le rang social ou la réussite, comme si les gens de statuts social élevés étaient beaux…

Des études ont démontré que les « beaux » étaient perçus comme plus intelligents. C’est l’effet de halo. On les juge capables de bien se comporter en toute situation et de mieux réussir tout ce qu’ils entreprennent.

Les habits et le corps

Les corps aussi changent en fonction des pratiques. La façon de se nourrir, le sport, les conditions de travail changent nos morphologies.

Autrefois les gens riches étaient oisifs, plus gros (comme on peut l’observer sur les photos anciennes, films, peintures, gravures….), tandis que les ouvrières, moins bien nourries et épuisées par une activité physique incessante, étaient très minces. Les représentations de la femme idéale à travers les siècles révèlent l’évolution de la perception d’un « beau » corps.

Aujourd’hui les groupes les plus favorisés font du sport, mangent moins de féculents, grandissent mieux et vite (comme le révèlent plusieurs enquêtes, au risque de la polémique, les enfants des riches sont plus grands que ceux des pauvres), par contre les gens de conditions moins aisées, sans travail, vie difficile, peu d’argent pour acheter des légumes bio, se nourrissent de féculents qui font grossir, restent devant la télé, ont peu ou pas de pratique sportive, les femmes les moins favorisées sont mêmes quelque fois obèses.

Il semble donc y avoir une inversion de la notion de « beau » au cours de l’histoire. Pourtant, un principe fondamental se retrouve à chaque fois : ce qui est considéré comme beau, ce qui plait au plus grand nombre, c’est l’impression de richesse que l’on associe à un certain style ou profil. Et plus profondément encore, ce qui plait dans cette richesse, c’est l’idée d’un effort sous-jacent (par lequel a pu être accumulé cette richesse… même si ce lien de cause à effet est purement fantasmé). Au cœur de la beauté semble donc se loger un « principe de l’effort« , auquel quiconque pourrait s’adonner pour tenter d’échapper à la laideur et au vulgaire…

Des signes de richesse, mais surtout d’appartenance

Actuellement, le vêtement est devenu une manifestation des préférences de chacun. Chacun montre son appartenance à un monde, à une tribu… Les vêtements nous rattachent a un groupe social, parlent de nos origines et reflètent notre profession.

Le visage, même effet qu’un vêtement ?

Aux Etats-Unis, l’accès aux grandes écoles et aux universités s’appuie sur des entretiens en face-à-face, cela donne un avantage évident aux candidats qui sont les plus séduisants. Être séduisant doit être envisagé comme une compétence !

A l’école française, pendant longtemps on ne s’est pas sérieusement intéressé à l’apparence. On l’a considéré comme frivole, au détriment des élèves. Pourtant la compétition entre les élèves est rude, style, modes, tendances… Et pourtant des études ont démontré que dès la maternelle, les enfants « beaux » sont considérés comme plus intelligents par les instituteurs. Le fameux effet de halo… Pour ne pas dire « biais de halo »… Hypocrisie de la « beauté intérieure », mythe véhiculé auprès des plus jeunes par des films comme Shrek… Attention aux effets retors… Retenons surtout ici que notre visage sera observé et interprété, comme nos vêtements. De même que les yeux et la capacité à soutenir un regard, cf. eye contact

Des études réalisées par l’INSEE ont montré que les enfants de milieux favorisés réussissent mieux car dans leur milieu ils apprennent à mieux parler, notamment en étant formé à l’éloquence et à s’habiller convenablement. cf. Expérience de Darley et Gross sur les préjugés des professeurs à l’égard de leurs élèves selon leur milieu d’origine supposé… N’est-il pas injuste que dès les premières secondes d’un entretien, une personne de milieu moins favorisé se voit déjà fermer certaines portes ?

Mais le vêtement ne suffit pas. C’est une condition nécessaire, hélas, mais non suffisante. Tout un apprentissage est nécessaire, et revêtir les plus précieux habits sans savoir se tenir produira le pire effet. Le look doit être associé à un savoir-être et s’appuyer tant sur une authentique éloquence qu’une véritable aisance relationnelle…

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Technique de storytelling : utilisez la communication « multi-sensorielle »

Pour assurer en storytelling : mettez tous les sens en éveil ! Que partagent donc La Première Gorgée de bière de Philippe Delerm et Le fabuleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet ? Prenez le temps d’y réfléchir un instant…

Réponse : l’art de nous transporter dans leur univers grâce à de si nombreux détails qui mettent tous nos sens en éveil… Quand il boit une gorgée de bière, Philippe Delerm ne décrit pas seulement quelqu’un qui « boit ». Il nous fait ressentir l’expérience d’un breuvage mousseux et crépitant qui humecte d’abord les lèvres et la langue, le plaisir presque orgasmique de la bière délicieusement houblonnée qui coule et s’épand dans la gorge, puis la délectation de cette première et si savoureuse gorgée, combinée aux reflets dorés et pailletés de ce qui reste encore dans le verre et qui continue de crépiter…

Pour réussir à traiter toutes ces intenses expériences sensorielles simultanément, notre cerveau doit déléguer le reste au subconscient. Nous « oublions » alors la réalité l’espace d’un instant : nous perdons la conscience du lieu, du temps, des sensations du moment pour nous plonger complètement dans l’univers de Delerm ou de Jeunet. C’est en quelque sorte le pouvoir d’une expérience multi-sensorielle : elle parasite nos facultés de réflexion et nous plonge dans la sensation de l’instant.

C’est à la fois l’intensité des expériences décrites et la sollicitation de tous nos sens qui rend irrésistible ce type de scène. La chaleur est brûlante, le rouge est vif, l’inspiration est lente et profonde, le crépitement (d’habitude presque inaudible) remplit l’espace. L’expérience est à la fois intensément visuelle, olfactive, auditive, gustative, et tactile. Voilà ce que doit viser votre storytelling. Concentrez-vous sur ces innombrables petits détails qui contribuent à faire d’une expérience a priori banale un possible moment d’exception.

Si vous aussi vous voulez captiver l’imagination de vos interlocuteurs et démultiplier ainsi la puissance de votre storytelling, pensez donc à éveiller tous les sens intensément. Insérez mille petits détails et descriptions. Jouez avec chacun des sens : ouïe, vue, goût, odorat, toucher… Ils devront non seulement être facile à visualiser, mais encore plus facile à sentir, à caresser, à savourer… Et c’est alors votre public qui se mettra à savourer vos paroles, à les boire, à s’en délecter…

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Devenir conférencier : commencez par exprimer haut et fort qui vous êtes

Devenir conférencier est un choix de carrière passionnant, mais qui peut être difficile si vous ne savez pas par où commencer. Il est important de comprendre que pour réussir en tant que conférencier, il est essentiel de développer votre marque personnelle, votre stratégie marketing et votre présence digitale. Dans cet article, nous allons explorer les différentes étapes à suivre pour devenir un conférencier à succès.

1. Développez votre marque personnelle

Votre marque personnelle ou personal branding est la façon dont les gens vous perçoivent en tant que personne et professionnel. Elle englobe vos valeurs, votre vision, vos compétences et votre expérience. Pour développer votre marque personnelle, commencez par définir clairement qui vous êtes et ce que vous pouvez apporter à votre public. Pour ce faire, posez-vous les questions suivantes :

  • Quels sont mes points forts en tant que conférencier ?
  • Quels sont les sujets sur lesquels je suis le plus compétent ?
  • Quelle est ma valeur ajoutée pour les gens qui assistent à mes conférences ?
  • Quelles sont les valeurs que je souhaite transmettre à mon public ?

Une fois que vous avez répondu à ces questions, vous pouvez commencer à élaborer votre stratégie de marque personnelle. Cela inclut la création d’un logo, d’un site web professionnel et de supports marketing tels que des cartes de visite, des brochures et des vidéos promotionnelles.

Mais cela peut aussi impliquer en amont un travail sur votre propre personne, et notamment un relooking. Le look est un pilier incontournable du personal branding. En d’autres termes : vous êtes vous-même votre premier support de communication ! C’est vous qu’on verra en photo et en vidéo sur votre site, sur vos brochures, sur vos comptes de réseaux sociaux… Et c’est bien sûr vous qu’on verra en conférence, c’est vous que l’on viendra voir, c’est vous que les gens doivent avoir envie de voir ! C’est pourquoi votre image, votre look, est aussi important.

Le relooking est une étape quasi-obligée pour renouveler votre image et renforcer votre marque personnelle. Si vous souhaitez devenir conférencier à succès, il est essentiel de créer une image professionnelle et cohérente avec votre marque personnelle. Comment faire ? Voici quelques pistes pour envisager votre relooking dans la perspective de votre personal branding :

Analysez votre image actuelle

La première étape pour réussir votre relooking est de faire une analyse de votre image actuelle. Posez-vous les questions suivantes :

  • Comment est-ce que je me perçois actuellement ?
  • Comment les autres me perçoivent-ils ?
  • Quels sont les points forts de mon image actuelle ?
  • Quels sont les points faibles de mon image actuelle ?

Cette analyse vous permettra de comprendre vos besoins en termes de relooking et de déterminer les domaines sur lesquels vous devez travailler.

Déterminez votre style personnel

La deuxième étape pour réussir votre relooking est de déterminer votre style personnel. Votre style personnel doit refléter votre marque personnelle et les valeurs que vous souhaitez transmettre à votre public. Pour déterminer votre style personnel, vous pouvez vous inspirer de différents styles de mode et choisir ceux qui correspondent le mieux à votre personnalité et à votre image professionnelle.

Identifiez les éléments clés de votre relooking

Une fois que vous avez déterminé votre style personnel, vous pouvez identifier les éléments clés de votre relooking. Voici quelques éléments clés à prendre en compte :

  • La coiffure : votre coiffure doit être professionnelle et refléter votre personnalité. Vous pouvez choisir une coupe classique ou plus moderne en fonction de votre style personnel.
  • Le maquillage : le maquillage doit être naturel et discret. Évitez les couleurs vives et les styles de maquillage trop audacieux.
  • Les vêtements : vos vêtements doivent être professionnels, confortables et refléter votre style personnel. Évitez les vêtements trop serrés ou trop décontractés.
  • Les accessoires : les accessoires tels que les montres, les bijoux et les lunettes doivent être choisis en fonction de votre style personnel et de votre image professionnelle.

Travaillez avec un pro du relooking

Pour réussir votre relooking, il est recommandé de travailler avec un professionnel du relooking. Un professionnel du relooking peut vous aider à déterminer votre style personnel, à choisir les vêtements et les accessoires qui vous conviennent le mieux, et à vous donner des conseils pour maintenir votre image professionnelle au fil du temps.

En résumé, un relooking peut être une méthode efficace pour renouveler votre image et renforcer votre marque personnelle. En suivant les étapes décrites ci-dessus, vous pouvez réussir votre relooking et créer une image professionnelle cohérente avec votre marque personnelle.

2. Créez une stratégie marketing efficace

Une fois que vous avez développé votre marque personnelle, vous devez élaborer une stratégie marketing efficace pour vous faire connaître et promouvoir vos services de conférencier. Voici quelques conseils pour élaborer une stratégie marketing réussie :

  • Identifiez votre public cible : pour être efficace, votre stratégie marketing doit être adaptée à votre public cible. Identifiez qui sont vos clients potentiels et ce qu’ils recherchent.
  • Définissez votre message clé : votre message clé doit être simple, clair et impactant. Il doit refléter votre marque personnelle et les avantages que vous pouvez offrir à votre public.
  • Utilisez les réseaux sociaux : les réseaux sociaux sont un outil puissant pour promouvoir vos services de conférencier et trouver vos premiers clients. Créez des comptes sur les réseaux sociaux pertinents pour votre public cible (seulement LinkedIn, ou twitter aussi ? …Tik tok, vraiment ?) et utilisez-les pour partager des articles, des vidéos et des photos pertinents.
  • Participez à des événements et des conférences : participez à des événements et des conférences pour vous faire connaître et rencontrer des personnes influentes dans votre domaine.
  • Utilisez le marketing par e-mail : le marketing par e-mail est un moyen efficace pour rester en contact avec votre public et promouvoir vos services. Créez une liste de diffusion de personnes intéressées par vos conférences et envoyez-leur des newsletters et des invitations à vos événements.

Attardons-nous sur le message clé : c’est en effet l’une des choses les plus importantes à développer, à partir de quoi vous pourrez bâtir tout le reste de votre communication.

Le message clé est l’élément essentiel de votre communication en tant que conférencier. Il doit être simple, clair et impactant, pour que votre public cible comprenne rapidement votre valeur ajoutée et soit convaincu de faire appel à vos services. Voici quelques étapes pour définir votre message clé et des exemples concrets, réels ou fictifs :

Identifiez votre valeur ajoutée

La première étape pour définir votre message clé est d’identifier votre valeur ajoutée. Posez-vous les questions suivantes :

  • Qu’est-ce que je peux apporter de différent à mon public cible ?
  • Quels sont mes points forts en tant que conférencier ?
  • Quels sont les avantages que je peux offrir à mon public ?

Votre réponse à ces questions doit être la base de votre message clé.

Déterminez votre public cible

La deuxième étape pour définir votre message clé est de déterminer votre public cible. Vous devez savoir à qui vous vous adressez pour adapter votre message à leurs besoins et à leurs attentes. Identifiez les caractéristiques de votre public cible, telles que l’âge, le sexe, la profession, les centres d’intérêt, etc.

Créez un message simple et impactant

Une fois que vous avez identifié votre valeur ajoutée et votre public cible, vous pouvez créer un message clé simple et impactant. Voici quelques exemples de messages clés :

  • Conférencier en marketing digital : « Je vous aide à maximiser votre présence en ligne et à atteindre vos objectifs commerciaux grâce à une stratégie marketing efficace. »
  • Conférencier en leadership : « Je vous aide à devenir un leader inspirant et à maximiser le potentiel de votre équipe grâce à des techniques de leadership éprouvées. »
  • Conférencier en développement personnel : « Je vous aide à atteindre vos objectifs personnels et professionnels en développant votre confiance en vous et en surmontant vos peurs. »

Vous comprenez l’idée ? Ces exemples montrent comment un message clé simple et impactant peut être créé en fonction de la valeur ajoutée et du public cible.

Testez votre message clé

Une fois que vous avez créé votre message clé, vous devez le tester auprès de votre public cible ! Demandez-leur directement et sans détour leur avis sur votre message et sur ce qu’ils ont compris de votre valeur ajoutée. Utilisez leurs commentaires pour ajuster votre message si nécessaire.

Ce qu’il faut retenir ici, c’est que définir votre message clé est essentiel pour réussir en tant que conférencier. En identifiant votre valeur ajoutée, votre public cible et en créant un message clé simple et impactant, vous pouvez convaincre votre public de faire appel à vos services. Utilisez des exemples concrets, réels ou fictifs pour inspirer la création de votre propre message clé.

3. Développez votre présence digitale

Aujourd’hui, une présence digitale forte est essentielle pour réussir en tant que conférencier. Voici quelques éléments clés à prendre en compte pour développer votre présence digitale :

Créez un site web professionnel

La base ! Votre site web est votre vitrine en ligne. Il doit être professionnel, facile à naviguer et offrir des informations claires sur vos services de conférencier. Assurez-vous que votre site web contient les éléments suivants :

  • Une page d’accueil claire qui présente votre marque personnelle et vos services de conférencier.
  • Une page sur vous, qui donne des informations sur votre expérience, vos qualifications et vos réalisations.
  • Une page sur vos services de conférencier, qui décrit clairement les sujets sur lesquels vous pouvez intervenir et les avantages que vous offrez à votre public.
  • Une page sur vos clients et témoignages, qui met en avant les commentaires positifs de vos clients précédents.
  • Un formulaire de contact pour que les clients potentiels puissent facilement vous contacter.

Utilisez les médias sociaux

Les médias sociaux sont un outil puissant pour promouvoir votre présence digitale et vous connecter avec votre public cible. Voici quelques conseils pour utiliser les médias sociaux de manière efficace :

  • Créez des profils sur les plateformes de médias sociaux les plus pertinentes pour votre public cible, telles que LinkedIn, Twitter, Facebook et Instagram.
  • Partagez régulièrement des mises à jour, des articles, des vidéos et des photos sur vos profils de médias sociaux.
  • Interagissez avec votre public en répondant à leurs questions et commentaires.
  • Utilisez des hashtags pertinents pour augmenter la visibilité de vos publications.

Créez des contenus de qualité

Pour réussir en tant que conférencier, il est essentiel de créer des contenus de qualité pour votre public. Voici quelques types de contenus que vous pouvez créer :

  • Des articles de blog sur des sujets pertinents pour votre public cible.
  • Des vidéos de conférences ou des interviews pour montrer votre expertise.
  • Des livres blancs ou des guides sur des sujets spécifiques.
  • Des podcasts sur des sujets liés à votre domaine d’expertise.

Participez à des événements en ligne

Les événements en ligne (et pourquoi pas dans le métaverse !)sont une excellente occasion de rencontrer de nouveaux clients potentiels et de vous faire connaître en tant que conférencier. Voici quelques types d’événements en ligne auxquels vous pouvez participer :

  • Des webinaires sur des sujets pertinents pour votre public cible.
  • Des conférences en ligne ou des salons professionnels.
  • Des rencontres avec des influenceurs ou des experts dans votre domaine.

En résumé, devenir conférencier à succès nécessite du temps, de l’effort et de la persévérance. En développant votre marque personnelle, votre stratégie marketing et tout particulièrement votre présence digitale, vous pouvez attirer plus de clients potentiels et augmenter votre visibilité en ligne. Suivez les étapes décrites dans cet article pour commencer à bâtir votre carrière de conférencier dès aujourd’hui !

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Face au trac, comment se préparer ?

Le stress et le trac sont des phénomènes bien connus des orateurs, en particulier des orateurs les plus expérimentés. De même pour les acteurs, aussi talentueux soient-ils, qui connaissent tout au long de leur carrière un sentiment de peur identique chaque fois qu’ils montent sur les planches pour une représentation théâtrale.

S’il est vain de chercher, par tout moyen, à se débarrasser de cette pression particulière, il est utile d’en identifier les mécanismes, afin de mieux comprendre les raisons pour lesquelles ce sentiment d’oppression survient dès lors qu’il s’agit d’intervenir en public.

Il existe cependant des exercices de préparation mentale qui permettent à l’orateur de canaliser et de mieux contrôler les effets produits par l’anxiété sur son organisme.

Le trac : une « anxiété sociale anticipatoire »…

Le fonctionnement du stress a fait l’objet de nombreuses études, qui ont notamment permis de définir le « trac » comme une forme particulière d’anxiété sociale anticipatoire.

On parle en effet d’anxiété sociale, car il s’agit d’une émotion éprouvée en présence d’un groupe de plusieurs personnes exerçant sur l’orateur une pression particulière : le public est là pour écouter ce que l’orateur cherche à lui communiquer. Partant, il se comporte à la manière d’un juge, dont la sentence est redoutée.

On parle également d’anxiété anticipatoire, car le stress agit comme une réponse à la projection d’un danger à venir, d’une menace. Il naît d’images négatives, de représentations pessimistes que l’on se fait d’un événement spécifique. Par exemple, le candidat à un concours d’éloquence perçoit de manière plus ou moins consciente la possibilité d’un échec, d’une performance ratée. Et c’est bien la perception de cette issue fâcheuse qui est à l’origine d’une crispation particulière dans les minutes qui précèdent le temps de la réalisation.

Le trac se constitue donc à partir d’images et de représentations, généralement inconscientes.

Techniquement parlant, le stress naît de perturbations produites à partir des agitations du cerveau « reptilien », qui est la source physiologique de nos émotions, et donc le travail qu’il convient d’accomplir pour gérer ce stress ne peut seulement reposer sur le principe d’une préparation « intellectuelle » (qui ferait alors appel au fonctionnement du néocortex, siège des facultés de langage et de raisonnement).

Par exemple, rien ne sert de se répéter inlassablement que « tout va bien se passer », en cherchant, pour s’en convaincre, les arguments rationnels les plus rassurants. L’expérience prouve qu’une telle méthode est susceptible de se révéler contre-productive, en intensifiant nos peurs et nos raisons de douter de nos propres capacités.

Au contraire, la préparation mentale à laquelle il convient de s’entraîner doit avoir pour objectif d’agir sur nos émotions. Dans cette perspective, il s’agit fondamentalement de transformer des émotions négatives, génératrices d’angoisses, en émotions positives, susceptibles de modifier notre perception d’un danger supposé.

Apprendre à lâcher prise

Selon les profils particuliers propres à chaque orateur, cette préparation peut prendre plus ou moins de temps, et s’avérer plus ou moins difficile. Différentes techniques coexistent, des plus savantes – comme l’autohypnose – au plus immédiates – comme la respiration profonde

Ces différentes méthodes reposent néanmoins sur un principe commun : la nécessité de « lâcher prise »…

Qu’est-ce que le « lâcher prise » ? Cette expression désigne habituellement un état d’endormissement de nos capacités de jugement, qui vise à laisser agir d’autres capacités de notre esprit, au premier rang desquelles se trouve la créativité.

Les techniques de « lâcher prise » nous permettent ainsi de focaliser nos capacités mentales sur des réalités que le jugement et la raison ont généralement tendance à dissimuler. C’est un état actif de grande concentration, qui nous permet d’apprivoiser les images et les sensations qui fourmillent à partir de notre perception de la réalité, en les observant, patiemment, sans les condamner ni les rejeter.

A partir de la perception accrue que l’on peut obtenir en pratiquant régulièrement la relaxation ou la méditation, les contours des obstacles que l’on croyait percevoir se font plus nets, plus précis. Et l’angoisse conséquente à la perception d’un danger mal défini se dissipe progressivement : peu à peu, tout se passe comme si la peur cédait le pas à une certaine forme de joie, d’enthousiasme. Plutôt que de redouter d’avoir à parler en public, on en vient à souhaiter la venue prochaine d’un exercice dont on devine qu’il peut procurer du plaisir. La notion du temps se fait différente, on ressent au fond de soi une certaine forme de dynamisme, qui nous donne envie d’exercer nos talents et nos compétences.

Dans cette perspective, la tension induite par le stress n’a pas disparu – mais elle a changé de nature. Alors qu’il s’agissait d’une tension d’angoisse qui contractait les capacités de notre organisme, elle est devenue tension dynamique, qui nous incite à l’effort et à la réalisation d’une performance.

De la sorte, nous avons « reprogrammé » nos émotions négatives en sensations positives, à la suite d’un travail qui, pour porter ses fruits, suppose que nous acceptions les changements produits par les techniques de lâcher prise.

La réussite de ces exercices repose ainsi sur la capacité de l’orateur à prendre confiance en ses propres capacités de transformation. Ce travail peut être mené en solitaire, à l’aide de manuels capables de fournir de bonnes méthodes de relaxation. Il peut être également mené en compagnie d’une personne qualifiée, à qui l’on peut suffisamment faire confiance pour nous aider à progresser patiemment sur les voies de la relaxation.

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Savoir remercier : l’une des clés du succès…

Dites « merci » intensément… Au moins une fois. A tout. A tous. A tout le monde, pour tout. C’est le moment de remercier tous ceux qui ont contribué à un petit moment de bonheur dans votre vie, aussi infime fut-il… qu’ils s’y attendent, ou pas ! Votre conjoint, vos amis, vos enfants, vos rencontres : on oublie parfois que ce sont surtout eux qui font toute la douceur et le plaisir de nos bons moments (peu importe importe la météo, le lieu ou les autres inévitables tracas)… Prenez donc le temps de contacter chacune des personnes ayant contribué même indirectement à un moment de joie au cours de ces derniers mois. Essayez de les voir en personne, ou au moins de les avoir au téléphone (pas d’e-mail, ni de sms !).

Trois caractéristiques feront alors de votre « merci » un message encore plus touchant et plus intense, et il contribuera en lui-même à offrir également en retour aux personnes que vous remerciez un petit moment de bonheur :

  • 1. Faites Simple : faites court et direct. Juste de l’émotion, pas d’explication fonctionnelle ou matérielle, pas d’autre sujet à votre message, pas de faux prétexte. Dites tout simplement « merci, j’ai passé un très bon moment grâce à toi ».
  • 2. Agissez de façon Gratuite : ne demandez surtout rien en même temps que vous dites ce merci. Séparez vos messages et évitez a tout prix un merci qui paraîtrait poli ou intéressé.
  • 3. Soyez Inattendu : surprenez. Quoi de plus plat qu’un « merci » convenu et poli ?

J’aime donner ainsi tout au long de l’année des petits « merci » sincères et intenses aux personnes qui me sont chères. Autour d’un verre, par téléphone ou encore mieux : écrit à la main ! Surtout pas par e-mail. A la limite dans un court SMS si celui-ci est sincère et spontané, et si vous pouvez appeler ou voir la personne rapidement après. Offrir ce petit plaisir est aussi un grand plaisir pour soi ! Alors faites vous plaisir vous aussi : à qui n’avez vous pas encore dit merci ce mois-ci ? :)

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Qu’est-ce qu’un « bretteur » ?

Qu’est-ce qu’un bretteur ? Ce mot venu d’un autre âge se rencontre de temps en temps dans les colonnes d’un journal, à propos de… débats politiques !

Une « brette » était une sorte d’épée, à lame longue et effilée, en usage du XVIe au XVIIe siècle. A cette époque, un bretteur était donc un duelliste, un escrimeur, quelqu’un aimant se battre à l’épée, chercher querelle et provoquer les autres en duel… Quel rapport avec la politique et les débatteurs (à part la rime) ?

Pour les spécialistes de la rhétorique, le débat est souvent envisagé comme un combat. Celui qui pousse le plus loin cette comparaison est le philosophe allemand Schopenhauer, dans son célèbre ouvrage L’art d’avoir toujours raison. Il développe toute une métaphore guérrière où chaque mot, chaque formule devient un coup de poignard ou d’épée. C’est d’autant plus vrai en politique, où les débatteurs sont prêts à tout pour écraser leurs adversaires.

Pour rappel, la rhétorique est l’art de la persuasion. Dans l’idéal, la rhétorique ne devrait pas être utilisée comme une arme. Elle ne devrait pas servir à « enrober » les idées fausses ou malhonnêtes. Elle devrait simplement servir à amplifier l’attrait des idées justes et vraies, par delà la rudesse ou la rigueur de leur démonstration formelle.

Dans L’art d’avoir toujours raison, Schopenhauer explique d’ailleurs que « la première mission des rhéteurs est d’élaborer et d’analyser les stratagèmes de la malhonnêteté dans la controverse afin que, dans les débats réels, on puisse les reconnaître immédiatement et les réduire à néant ». D’une certaine manière, le but de la rhétorique est de neutraliser les mauvais usages de la rhétorique…

Mais le philosophe allemand fait bien vite remarquer que la rhétorique sert de la même façon idées vraies et idées fausses – et le plus souvent en faveur de ces dernières. Pour Schopenhauer, les hommes sont vils et malhonnêtes. Ils cherchent seulement leur propre gloire, leur petit succès personnel, égoïstement, contre les autres et non avec eux… C’est à travers cette vision pessimiste du monde que les relations entre les hommes apparaissent comme tout autant de luttes implicites, de conflits larvés, de guerres symboliques. Le débat s’assimile à un combat, à une lutte dans laquelle la seule chose qui compte est de soi-même triompher, quelles que soient les idées défendues, au détriment de la vérité.

Schopenhauer insiste sur cette idée en utilisant nombre d’expressions directement tirées du registre militaire. Le terme même de « stratagème », par lequel il nomme chaque figure rhétorique qu’il présente, désigne à l’origine un procédé tactique propre à l’armée.

Dans les quelques pages d’introduction de L’art d’avoir toujours raison, Schopenhauer se sert de formules telles que : « …pour battre l’adversaire à armes égales… », « …dans les règles de ce combat… », « …toucher et parer, c’est cela qui importe… », etc. Schopenhauer use d’un vocabulaire guerrier, et fait plusieurs fois le parallèle avec un « maître d’arme préparant un duel »

La métaphore du combat est bien là, explicite et assumée, et le débatteur, qui se doit donc d’être bon rhéteur, est présenté comme un parfait bretteur.

Amusant : en québécois, le verbe bretter, de la même famille que bretteur, signifie « perdre son temps à une activité inutile, pinailler, discutailler, palabrer »… On dit « arrête de bretter » pour « arrête de glander » ! Voilà peut-être une traduction bien plus juste que la nôtre, qui ferait presque passer nos politiciens pour de nobles combattants héroïques…

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Stress : la peur liée à l’enjeu de la situation

La peur liée à l’enjeu de la situation est l’une des trois causes typiques du trac : elle correspond au stress éprouvé lors des examens, des soutenances de thèses ou des présentations de projets face à un jury, des entretiens d’embauche et autres tests de sélection.

Dans la majorité des cas, pour limiter ce stress, il faut dissocier l’objectif visé des moyens mis en oeuvre pour l’atteindre.

Certains des objectifs que nous nous fixons peuvent devenir de vraies obsessions. Or, c’est précisément en nous focalisant dessus que nous en faisons des montagnes, des sommets inatteignables. L’idée qui nous envahit alors est négative et génère donc du stress : nous pensons au vide qui nous sépare de ces objectifs, à ce que nous pourrions rater, à ce qui pourrait nous passer sous le nez

Se fixer des objectifs est une bonne chose, surtout des objectifs ambitieux et à long terme. Sun Tzu, le grand stratège chinois, faisait remarquer avec perspicacité que « celui qui n’a pas d’objectifs n’est pas prêt de les atteindre ».

Toutefois, avant que ces objectifs soient atteints, quels qu’ils soient, il faut franchir diverses – et parfois nombreuses – étapes intermédiaires. Ces étapes semblent parfois nous en éloigner, et la mauvaise perception de ce décalage peut faire naître une sensation d’angoisse.

Certaines épreuves ont en effet l’air de n’avoir aucun rapport avec ce que l’on vise. C’est pourtant notre capacité à nous y appliquer qui est ainsi testée. Il faut donc éviter de trop se projeter, se demander si oui ou non nous réussirons ce concours, décrocherons cette bourse ou obtiendrons ce poste, et se concentrer sur l’épreuve, seulement l’épreuve, l’entretien ou l’examen.

Envisagez chaque épreuve comme un entrainement, sans aucun but autre que celui de se perfectionner dans ce même type d’épreuves. Allez à un entretien pour vous entraîner aux entretiens. Envisagez chaque passage à l’oral comme une occasion de vous améliorer à l’oral. Dites-vous qu’être confronté à un jury vous habitue justement à ce genre de situation et vous permet d’être plus à l’aise en général…

Il faut s’immerger totalement dans l’épreuve, comme un jeu, afin de mettre entre parenthèses le véritable enjeu.

En d’autres termes : ne pas (trop) réfléchir à l’avenir et ne penser qu’au présent.

Les idées négatives ainsi mises de côté, vous serez plus décontracté : et cette décontraction est précisément le petit plus qui peut faire toute la différence, par exemple lors d’un entretien d’embauche face à d’autres candidats plus crispés !

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Comment Démosthène est devenu le plus grand orateur de son temps : découvrez 4 secrets pour mieux vous exprimer

Il est utile, pour toute personne voulant se former à l’art oratoire, de s’intéresser également à la vie des grands orateurs. C’est pourquoi je veux vous parler aujourd’hui du plus célèbre d’entre eux : Démosthène.

Démosthène a vécu au IVe siècle av. J.-C., de -384 à -322. Souvent cité par Cicéron comme un modéle d’éloquence, il fut l’un des plus grands orateurs de la Grèce antique.

Pourtant, ce n’était pas gagné…

A ses débuts, Démosthène était en effet peu doué. Son premier contact avec la tribune et le public fut un échec. On raconte que sa voix manquait de force, que son articulation était peu soutenue, et que sa prononciation était mauvaise (il avait notamment du mal avec les « R »)… En plus de cela, le trac et le trouble le paralysait, ses gestes étaient maladroits, et il soulevait sans cesse une épaule, par une sorte de tic…

C’est ainsi que, lors de sa première intervention en public, il se fit carrément huer. Les gens se moquèrent de lui et critiquèrent violemment sa façon de s’exprimer.

Malgré cela, il continua d’intervenir en public, entre autres pour défendre ses idées politique. Et il finit par devenir l’un des meilleurs et des plus célèbres orateurs de l’Antiquité. Comment a-t-il fait ? Quels sont ses secrets ? Voici comment Démosthène s’acharna à remédier à ses défauts, grâce à 4 techniques surprenantes :

1 – Les fameux « cailloux de Démosthène »

Démosthène avait des soucis d’articulation et de prononciation. Pour délier sa langue, il s’entraîna à parler avec des galets dans la bouche. Cette technique, désormais appelée « les cailloux de Démosthène », est encore utilisée par certains orthophonistes pour améliorer la diction. En voici le principe :

En plaçant quelque chose dans votre bouche, vous gênez les mouvements de celle-ci ; et si vous voulez vous mettre à parler dans ces conditions, vous êtes alors obligé d’articuler exagérément pour que vos paroles soient un minimum compréhensibles. Ce travail d’articulation permet d’exercer les muscles buccaux, ce qui améliore nettement votre expression orale.

Faites le test ! Pas forcément en avalant des cailloux ramassés par terre, mais plus simplement en vous coinçant un crayon entre les dents. Choisissez quelques formules et prononcez-les à voix haute deux ou trois fois en vous efforçant de parler de la façon la plus correcte possible malgré cette gène. Enlevez ensuite le crayon, et reprenez vos formules : vous serez surpris de voir à quel point votre expression se révélera aussitôt bien meilleure, plus fluide et plus agréable…

Les cailloux de Démosthène éloquence

– Démosthène s’exerçant à la parole –
Peinture de Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ, réalisée en 1870

Démosthène avait également une méthode originale pour travailler le volume de sa voix. C’est sur la plage qu’il ramassait les galets, qu’il mettait ensuite à la bouche. Et il profitait d’être face à la mer pour s’exercer à parler fort face au bruit des vagues (cf. le tableau ci-dessus). De façon similaire, mettez votre radio à fond, et essayez de couvrir le bruit en haussant le ton !

2 – La préparation physique

L’art oratoire est une discipline bien plus physique qu’on ne le pense. Le talent d’un orateur ne dépend pas seulement des mots qu’il emploie, de ses idées et de sa façon d’argumenter : encore doit-il exécuter les bons gestes, occuper l’espace, manier des objets, s’exprimer avec force et clarté sans s’essouffler, tenir dans la durée… Parler face à une assemblée devient vite un sport à part entière.

Pour jaillir avec énergie, la parole doit être soutenue par un corps solide et entraîné. La voix de Démosthène était faible, et seul un souffle puissant peut porter une voix forte. Pour cultiver son souffle, il se mit donc à faire de la course à pied

Pour nous, le vélo est aussi un excellent moyen, plus contemporain. D’une façon générale, le sport permet d’améliorer notre posture et notre allure. Par exemple, un bon gainage au niveau abdominal, combiné à un fessier et des lombaires renforcés, permet de maintenir une posture bien droite et assurée. La pratique physique et sportive devrait être le complément indispensable des études en rhétorique !

3 – L’épée sous l’épaule

Pour son tic à l’épaule, Démosthène se résolut à travailler devant un miroir. Il coinça une épée le long de son corps, la pointe sous l’aisselle : il était ainsi renseigné sur la discipline de son épaule par les piqûres douloureuses qu’elle lui occasionnait quand son tic le reprenait…

Bien sûr, vous n’avez peut-être pas d’épée chez vous, et vous ne voudriez de toute façon pas tenter une technique aussi violente. Voici donc un autre moyen, plus soft, pour apprendre à contrôler votre gestuelle et limiter vos mouvements involontaires :

Remplissez un bol d’eau, à ras-bord, au point que la moindre secousse devrait vous en faire mettre à côté. Prenez alors ce bol entre vos deux mains, en coupole, de telle façon que vous ne pouvez en détacher une pour tenir le bol avec l’autre seulement. Puis… Commencez à parler, à raconter une histoire, ou à répéter un exposé ! En veillant à ne pas tout renverser par terre ou sur vous ;-)

Remarques : cet exercice est à faire debout, dans votre cuisine, ou un lieu avec du carrelage de préférence… Pour les plus entraînés, vous pouvez risquer quelques déplacements, pas trop brusques ni trop rapides bien sûr, cela vous obligera à vous tenir bien droit même en marchant. Enfin, plutôt que de travailler devant un miroir, ce qui vous contraint à rester concentré sur votre reflet tout en parlant, il est préférable de se filmer, et découvrir ensuite son image.

4 – L’isolement et l’entraînement

Comme tout processus d’apprentissage et de perfectionnement, devenir un bon orateur peut se révéler long et fastidieux. Il est donc important de rester concentré, et de garder intacte sa volonté. On raconte que Démosthène s’obstina à progresser en s’isolant dans un bâtiment souterrain pour mieux travailler. Il se rasa même la moitié de la tête et de la barbe pour s’empêcher de sortir (ne voulant être vu de la sorte…).

Dans votre cas, inutile d’aller vous enfermer dans la cave pour vous adonner à l’art oratoire… Mais il est important que vous ayez un lieu dédié à votre pratique. Pourquoi pas votre chambre, votre salon, où encore une salle de formation du Club d’Éloquence. L’espace doit vous être réservé, si possible spacieux et dégagé, et vous ne devez pas craindre de déranger qui que ce soit en élevant la voix.

Gardez également en tête que se former à l’éloquence exige du temps, et vous devez pour cela être prêt à y consacrer au moins une heure, un ou plusieurs jours par semaine. Prenez cette activité au sérieux, au même titre que vos autres activités – professionnelles, sportives ou familiales -, et réservez-vous un moment spécial pour cela. Travailler sa voix est un rendez-vous avec soi-même. Notez-le dans votre agenda comme tout autre rendez-vous important, et organisez votre emploi du temps en fonction !

Ce qu’il faut retenir de l’histoire de Démosthène, c’est que son talent en matière d’art oratoire ne tient pas à un quelconque « don », à une prédisposition ou à une qualité innée. Il était mauvais, et a travaillé dur pour devenir le meilleur. On s’est moqué de lui pendant des années, lors de ses premiers discours, il a été chahuté et humilié… Puis on s’est mis à l’écouter, on a reconnu en lui un véritable orateur… Et plus de 2000 après, on parle toujours de lui comme d’un modèle d’éloquence !

C’est en ce sens que Démosthène occupe une place à part parmi les grands orateurs de l’Antiquité.

Il a marqué à jamais la rhétorique et l’art oratoire. Il nous a laissé de nombreux et ingénieux exercices de perfectionnement à l’oral, qui font encore leurs preuves aujourd’hui. Il demeure une source d’inspiration pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’exprimer avec brio, porter leurs idées avec force et conviction, et remporter l’adhésion de leur public.

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