Préparer un discours

Pourquoi et comment utiliser un objet lors d’un discours ou d’une conférence

Se servir d’un objet lors d’un discours ou d’une conférence est une excellente façon d’appuyer vos propos. Cela rendra votre intervention plus dynamique et vous marquerez votre public.

Mais quel genre d’objet choisir ? Et comment s’en servir ? Voici plusieurs techniques qui rendront vos présentations beaucoup plus vivantes et percutantes :

Si vous parlez d’une période historique, vous pouvez par exemple montrer des pièces de monnaie ou des outils utilisés à cette époque. Si vous parlez d’une région du monde, vous pouvez présenter un vêtement ou costume typique de là-bas, ou même un cailloux ou un petit flacon rempli de sable de l’une des plages de ces contrées exotiques… Si vous parlez de la production de pommes, d’oranges ou de blé, pourquoi ne pas montrer le fruit en question ou un paquet de farine ? Si vous parlez d’un nouveau produit, montrez-le et utilisez-le (testez-le) en direct !

L’objet peut servir de point de départ à une histoire : tout le monde sera plus réceptif car il attirera aussitôt les regards. L’objet s’intègre parfaitement dans un processus narratif. C’est l’outil concret d’un storytelling réussi. Vous pouvez par exemple répondre aux questions : qu’est-ce que c’est ? D’où vient cet objet ? De quel époque ou de quel pays ? A qui a-t-il appartenu ? A quoi cela sert-il ? (ou à quoi cela servait-il ?) Comment l’utilise-t-on ? Comment l’a-t-on fabriqué ?

Il peut également servir de conclusion : après avoir parlé de l’objet en question ou même en avoir montré des photos, le montrer en vrai aura alors un impact d’autant plus fort.

Dans tous les cas, l’idéal est d’annoncer que l’on va montrer quelque chose d’incroyable, de rare ou de très particulier, afin de créer un suspens et une attente de la part du public. Puis, dans un second temps seulement, après avoir un peu attendu, présenter l’objet en question : cela permet de faire monter l’excitation dans le public, c’est une façon de piquer sa curiosité, de le tenir en haleine…

Une autre façon de faire est carrément de placer l’objet bien en vue dès le départ, posé sur scène ou sur une table, mais emballé, rangé dans un sac ou une boite (ou encore, selon la taille de l’objet, recouvert d’un drap blanc…). Le public attend donc impatient de savoir de quoi il s’agit, exactement comme quand on meurt d’envie de déballer un cadeau surprise !

Steve Jobs était très fort à ce petit jeu là… Lors du salon Macworld de 2008, il montre une simple enveloppe kraft marron qu’il prend le temps d’ouvrir tranquillement et de laquelle il sort… le tout premier MacBook Air ! Dans ce cas précis il joue alors sur un double effet de surprise : non seulement « que contient donc cette enveloppe ? » mais ensuite « comment un ordinateur peut-il tenir dans une enveloppe aussi fine ? »

Bien sûr, l’objet doit pouvoir être vu par tous, selon la taille du lieu et de l’auditoire. Mieux : permettre au public de toucher l’objet en le faisant circuler dans les rangs, ou encore distribuer des échantillons !

Si l’objet est vraiment trop petit et qu’il est impossible de le faire circuler dans le public, il reste encore la possibilité d’en projeter les images sur grand écran. Mais dans ce cas les images ne doivent pas se substituer au véritable objet : ce doit être du live.

Lorsqu’on manie un objet en public, les gestes doivent être amples et francs. Par exemple, si vous donnez un objet à quelqu’un dans l’assemblée, tendez complètement le bras, ne le gardez surtout pas à moitié plié (auquel cas vous donneriez l’impression étrange de ne pas vraiment vouloir le donner, ou de le donner à contre-coeur…). De même si vous désignez simplement un objet : faites le en déployant tout votre bras, la main dans le prolongement, en évitant d’avoir les poignets cassés.

Le public retiendra d’abord ce qui le marquera. Et les images sont toujours plus marquantes que les mots qui y sont associés. C’est pourquoi, en plus d’utiliser des exemples imagés, il ne faut pas hésiter à se servir d’objets chaque fois que le contexte s’y prête.

Une intervention en public, pour marquer les esprits, ne doit pas seulement faire appel à l’écoute de chacun. Elle doit être une expérience sensorielle compléte : l’ouïe donc (et en plus de parler, il faut jouer avec sa voix), mais aussi la vue (jouer avec l’image, son corps, ses gestes, et… des objets), le toucher (faire circuler l’objet dans le public, ou distribuer des échantillons)…

Pour marquer les esprits, une intervention en public doit être une expérience sensorielle complète : l’ouïe, la vue, le toucher…

Partagez sur vos réseaux

Faire un dessin ou utiliser un objet ? Rendre ses idées plus concrètes

Sur la photo en illustration de cet article : la scientifique Jill Bolte Taylor prend dans ses mains un véritable cerveau humain lors de son fameux TED talk sur la neuroanatomie

On retient plus facilement les images, que les mots qui y sont associés. D’où l’importance des illustrations, des images, des schémas, des dessins. Vous connaissez le dicton : un petit dessin vaut mieux qu’un long discours… Cela dit Il y a une différence entre image et schéma. L’image peut être métaphorique, symbolique, et ne pas représenter directement l’idée que l’on présente, tandis que le schéma doit être représentatif. Le schéma a d’abord une fonction pédagogique. Il permet d’illustrer un propos, d’expliquer une idée complexe. Il permet de rendre l’information plus facile à comprendre et à mémoriser. L’image symbolique ou métaphorique vise quant à elle à associer l’idée à un sentiment ou une émotion particulière.

Il faut aussi distinguer le pouvoir de l’objet de celui d’un dessin : le schéma a une visée explicative et reste sujet à interprétation, tandis que l’objet apparaît comme une véritable preuve matérielle de ce que l’on avance. Le schéma rend visuel quelque chose d’abstrait. A l’inverse, l’objet nous rattache directement au réel, au concret. C’est ainsi que Steve Jobs utilisait souvent le pouvoir de l’objet lors de ses présentations, et c’est précisément ce qui les rendait si spectaculaire ! Attention cependant à ne pas tomber dans l’excés, en utilisant à tout prix un objet au risque que celui finisse par sembler quelque peu décalé par rapport au discours… Comme Schwarzenneger et son balai lors de sa campagne en 2003…

Dans le cas du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou lors de son discours à l’ONU le 27 septembre 2012, c’est moins le contenu du schéma que la représentation de la « bombe » qui a fait parler. C’est d’abord par l’utilisation d’un symbole, celui d’une bombe sur le point d’exploser, qu’il vise à alerter. Le côté « cartoon » a eu deux effets : c’est la raison d’un véritable buzz sur internet, il y gagne une large publicité – mais aussi le risque d’être décrédibilisé, par les détournements dont il a justement fait l’objet.

Cependant, malgré le décalage entre ce dessin amusant de bombe et la gravité du propos, le fait de se saisir d’un support visuel lui permet d’appuyer concrétement son discours. Il ne se contente pas de répéter plusieurs fois « ligne rouge » : « Il n’y a qu’une seule manière d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, et c’est en fixant une ligne rouge, claire… » puis « Face à une ligne rouge claire, l’Iran cédera… », etc. En la dessinant lui-même, il la rend ainsi lui-même claire, car visible. Il rend concrètes la volonté et la possibilité d’agir.

Dans le cas de Nétanyahou, il y a une congruence sémiologique très intéressante que l’on peut donc formuler ainsi : le seul que l’orateur se saisisse d’un objet, ou qu’il trace lui-même les traits d’un schéma, permet de matérialiser non seulement son propos mais aussi sa parole elle-même. L’orateur doit être en mesure de produire ce signe visuel complémentaire à son expression orale. Il ne doit pas se contenter de simplement diffuser ou projeter une image ou une vidéo sur un écran, mais bien la « créer » lui-même ou montrer qu’il peut la saisir de ses mains (saisir l’objet en tant que signe). Par défaut, si l’orateur est limité à diffuser une image ou une vidéo, il peut être pertinent que ce soit lui qui apparaisse sur la photo ou dans le clip, ce qui donnera au public le sentiment d’un passage évident de l’image à la réalité.

Partagez sur vos réseaux

Prise de parole à fort enjeu : le cas de la conférence de presse

La conférence de presse est un cas exemplaire d’une prise de parole à fort enjeu. C’est souvent dans ce cadre délimité que se noue ou se défait une réputation. Chaque mot doit être mesuré, car chaque mot pourra être amplifié par le caisson de résonance médiatique. Les journalistes présents peuvent réinterpréter à leur sauce les différents propos, les dé-contextualiser, les assortir d’une photo ou d’une illustration pour créer un effet de contraste amplificateur dans le sens qu’il souhaite.

La conférence de presse, bien qu’elle soit organisée par celui ou ceux qui s’y expriment, est pour eux un terrain miné. Il faut s’y aventurer en mesurant le plus précisément les risques que l’on prend, et en cherchant à les mesurer. D’autant plus dans le contexte d’une communication de crise.

Toutefois, il ne faut pas non plus surestimer les dangers d’une exposition médiatique. A priori, a priori je répète, les journalistes ne sont pas des ennemis. Ils cherchent des informations, c’est la matière brute qu’ils travailleront ensuite pour en faire du contenu éditorial. Leur présence est donc liée à une quête, non à une volonté d’en découdre. Mais la peur ou la méfiance envers ce corps de métier si particulier pousse parfois certains entrepreneurs ou représentants politiques à s’exprimer soit de manière trop agressive, soit trop rester sur la défensive. C’est leur attitude qui finit par générer une ambiance propice au conflit, qui peut finir par éclater et donc, forcément, se rencontrer contre eux…

Prenons l’exemple de Monsieur Romain (personnage fictif), Directeur général d’une société en plein développement. Mardi matin, 10h30, conférence de presse : il doit annoncer le lancement d’un nouveau produit. Il a écrit, réécrit et répété son speech pendant deux semaines : il le connait par cœur. Pourtant, une inconnue demeure : que va-t-on lui poser comme questions ? Quels pièges va-t-on lui tendre ? Qu’est-ce que les journalistes vont essayer de lui faire dire ?

Car Monsieur Romain en est certain : il y a des journalistes qui ne l’aiment pas, et même qui lui en veulent… Les journalistes, se dit-il, n’aiment pas les patrons. Il a besoin d’eux pour communiquer, mais il est sûr que ce sera à travers une image déformée…

Et l’idée de ces questions-pièges, posées exprès pour le faire tomber, l’inquiète de plus en plus. Tant et si bien qu’il arrive stressé à bloc mardi matin et… la suite on la devine bien… Son discours qu’il avait si bien répété tombe à plat, et plus il a l’impression d’être mauvais, plus il se sent jugé. Sur la défensive, il répond de façon maladroite, évasive et parfois agressive à chaque question…

Le lendemain, les échos dans la presse et sur internet sont désastreux : ce qui ne fait que confirmer les doutes qu’il avait… Et la boucle est bouclée. Ou plutôt : le cercle vicieux est bouclé. Car Monsieur Martin est en réalité victime d’un cercle vicieux : en s’attendant à des questions-pièges, et en réagissant soit de façon trop agressive, soit trop sur la défensive, il s’est lui-même tendu un piège en provocant les réactions négatives à son égard.

Le premier principe d’une conférence de presse réussie est donc le suivant : si c’est à votre initiative que vous convoquez les journalistes, ne les soupçonnez pas par avance de venir à votre rencontre pour vous piéger. Vous devez envisager la relation avec eux comme un échange gagnant-gagnant. Pour cela, vous devez bien comprendre ce que chacun à y gagner. Voyons cela plus précisément :

Ce que vous avez à y gagner, cela peut sembler évident : davantage de visibilité. Vous convoquez les journalistes en espérant qu’ils relayeront ce que vous avez à dire dans leurs journaux et autres médias. Eux, qu’ont-ils à y gagner ? En réalité, plusieurs choses. La première, la plus évidente, est ce que nous avons dit plus haut : ils cherchent la matière brute du contenu informatif qu’ils doivent produire, c’est leur métier. Ils recherchent des informations, des annonces, des scoops, des révélations… Cela nous amène au deuxième principe d’une conférence de presse réussie : vous devez réellement avoir quelque chose d’important à déclarer aux journalistes que vous avez convoqués !

Il arrive trop souvent que les organisateurs d’une conférence de presse n’ont en réalité rien de vraiment important à annoncer. Ils imaginent que les journalistes parleront d’eux, de leur société ou de leur parti, de leurs produits, de leurs annonces ou de leurs projets… Pourquoi pas, mais uniquement si cela constitue en soi une info suffisamment stimulante pour leur lectorat ! Il faut donc nécessairement penser « spectacle », histoire à raconter, à storyteller, qu’ils jugeront pertinente de relayer. Sinon, inutile de les convoquer.

L’autre raison qui peut pousser les journalistes à se rendre à votre conférence de presse est la suivante : elle se déroule pendant une heure creuse où ils n’ont rien à faire (c’est rare, mais ça arrive), et, surtout, vous avez annoncé dans l’invitation qu’il y aurait un apéritif offert. Voilà le meilleur moyen de rameuter tous les pique-assiettes. Il y en a aussi parmi les journalistes, si si… Ce genre d’invitation peut détourner le but initial d’une conférence de presse. Qu’il y ait une collation semble un minimum, de l’eau ou un café selon l’heure de la journée. Mais inutile de sortir le grand jeu et de chercher à séduire les journalistes en les régalant, en les gavant ou en les faisant boire. Ce n’est surtout pas sur cette axe que vous devez miser la réussite de votre événement !

Récapitulons donc les 3 points fondamentaux préalables à toute initiative d’organiser une conférence de presse :

  1. Tout d’abord, vous devez avoir une information suffisamment importante ou intéressante à communiquer, et vous devez réfléchir à l’avance à la meilleure façon de la présenter pour fournir aux journalistes des éléments « prêts à l’emploi » en vue de la rédaction d’articles et de capsules radio. Pour cela, il est pertinent d’utiliser des techniques de storytelling.
  2. Deuxièmement, si cette info est pertinente, elle suffit à justifier votre conférence de presse, elle est sa raison d’être ! Peu importe, donc, les fioritures qui pourraient agrémenter la qualité d’accueil des journalistes invités : non pas qu’il faille négliger un minimum de confort et d’hospitalité, mais ces éléments doivent être envisagés comme totalement secondaires. Ils ne doivent pas être mis en avant comme motif d’invitation (ainsi, seuls les journalistes a priori vraiment intéressés se déplaceront, et non les pique-assiettes).
  3. Enfin, et c’est le plus important : si sous avez du contenu informationnel pertinent à communiquer, les journalistes ne pourront que vous en être reconnaissants, quelles que soient vos désaccords sur d’autres plans (opinions politiques, conceptions économiques, etc.). Ne les regardez donc pas comme des ennemis, comme des individus œuvrant sournoisement pour votre perte. Ils veulent d’abord travailler à leur succès, et ce succès dépend donc dès lors aussi de votre « médiatibilité », pour ainsi dire, sinon ils ne seraient pas là. La boucle est bouclée.

Le respect de ces 3 piliers vous permettra de mettre toutes les chances de votre côté dès les préparatifs de vos prochaines conférences de presse et autres prises de parole en public à fort enjeu.

Partagez sur vos réseaux

20 conseils pour une prise de parole réussie (et avoir 20 sur 20 en art oratoire !)

Que pensez-vous de l’art oratoire en tant que matière notée pour le bac ? Imaginez-vous recevoir une note sur 20 pour l’une de vos prestations a l’oral ? Même si vous avez quitté depuis bien longtemps les bancs de l’école, vous gagneriez a retrouver la pression des épreuves notées du collège et du lycée : c’est souvent ce stress qui nous pousse a nous dépasser et a donner le meilleur de nous-mêmes. Vous pensez peut-être que vous ne serez plus noté et que vous n’aurez plus a subir le jugement, parfois humiliant et blessant, de vos professeurs…

Mais en réalité, vous serez jugés silencieusement par vos auditeurs, par vos spectateurs, par vos interlocuteurs ! Ce sont eux qui vous noterons mentalement, en secret, sans jamais vous dévoiler la véritable note qu’ils vous collent sur le front – ce qui rend d’autant plus difficile d’évaluer ses progrès en se basant sur des critères chiffres, quantifiables… Partez du principe que votre public ne vous est jamais acquis d’avance, qu’il peut toujours se retourner contre vous, et que pour gagner sa confiance, il n’y a pas d’autres moyens que de se donner a 200% dans chacune de vos prestations, s’investir totalement, et se préparer suffisamment.

Voici 20 conseils pour avoir « 20 sur 20 » lors de vos prises de parole ! Respectez chacun des critères suivants pour améliorer votre prestance et enchanter vos auditeurs ! Tout d’abord, voici une premières série de recommandations pour une prise de parole réussie :

1 – Soyez humble. Le monde n’est pas contre vous. Il était là avant. Il sera là après… Il n’y a rien de pire pour un orateur que de se croire au-dessus (ou en-dessous) de son public. Soyez présent, pleinement présent, et composez dans l’action, tout simplement.

2 – Changez pour changer les autres. N’attendez pas que le changement vienne des « autres », n’attendez pas que les autres changent selon votre vision de ce que le monde « devrait etre ». Agissez sur vous-même, sur les éléments sur lesquels vous pouvez exercer un contrôle direct, et travaillez a élargir ce cercle d’influence progressivement. Plutot que de dire aux autres ce qu’ils devraient faire, efforcez-vous le faire a votre niveau.

3 – Espérez pour demain mais agissez aujourd’hui. Vous rêvez de changer ? Vous avez pris de bonnes résolutions au début de l’année ? Peu importe vos désirs, au final seuls comptes les actions réalisées. Que pouvez-vous faire aujourd’hui dans la perspective de votre idéal futur ?

4 – Écoutez vos amis et entendez vos ennemis. Nos moyens de communication, qui devaient nous permettre d’entrer en relation avec le monde entier, nous amènent a nous replier sur nos petits univers, a nous enfermes dans nos petits cercles. Nous nous entourons des personnes qui pensent « comme nous » et nous bloquons ceux dont la pensée nous dérange… Les personnes ayant réellement l’esprit ouvert savent faire la part des choses, et peuvent en tirer d’incroyables profits.

5 – Savourez le moment présent. Pas besoin d’en dire plus. Parfois il faut savoir s’arreter de parler, ne pas chercher a combler chaque blanc, ne pas vouloir tout justifier. Captez la force de ces instants de silence, comme suspendus au-dessus de tous les possibles.

6 – Apprenez les règles du jeu. Ne soyez pas dupe : personne n’a jamais atteint ses objectifs en « étant soi-même »… Tout simplement pour la bonne raison que nous ne sommes jamais nous-mêmes ! Nous sommes toujours le fruits de certaines influences, de certains déterminisme… Affirmez-vous sans remettre en cause les autres : tout le monde doit pouvoir s’affirmer sans se marcher les uns sur les autres. Pour cela, il faut simplement avoir conscience des règles qui préexistent, et apprendre a jouer avec.

7 – Apprenez de vos échecs. Ce sont ces leçons qui vous pourront vous mener a la réussite. Quelqu’un qui ne rate jamais rien sera dévasté la première fois ou ça lui arrivera. Si vous avez déjà survenu a plusieurs échecs, vous survivrez a la longue route du succès.

8 – Les mots transforment la vie. Choisissez vos mots. Apprenez de nouveaux mots. Ne lachez pas n’importe quel mot au hasard, surtout si vous savez que c’est un mot qui fait mal… Choisissez vos mots pour éviter les maux.

9 – Créez de la valeur. Mettez-vous en tete de dire et d’offrir des choses qui enrichirons ceux qui écouteront. Ou alors ils se lasseront…

10 – Gardez la forme physique et morale. Faites ce qu’il faut pour cela. Surveillez votre alimentation, pratiquez une activite physique, trouvez toutes les occasion de sortir et vous depensez, rencontrez les gens en chair et en os.

11 – Respirez en conscience. Faire du sport et travailler spécifiquement la respiration en art oratoire vous y aidera !

Ces conseils vous aideront notamment pour vous relâcher et réussir vos prises de paroles ! Toutefois, cela ne suffit pas pour un 20 sur 20… Maintenant que vous etes en phase avec votre public et avec l’univers entier, vous allez pouvoir vous concentrer sur les aspects specifiques de l’art oratoire. Attirez notamment l’attention de votre audience en améliorant votre prononciation ! Parler vite… Ne pas toujours être compris… Obliger l’autre à tendre l’oreille… à faire répéter… Que de temps perdu ! Que d’occasions ratées ! Voici donc une autre série de 7 conseils pour une bonne diction :

12 – Ne forcez jamais la voix, donc articulez bien. Il est préférable d’exagérer son articulation que d’avoir une diction totalement relâchée !

13 – Ayez du plaisir à vous entendre vous-même pour le faire partager ! Et rappelez-vous, le plaisir n’a rien a voir avec la duree… Un petit quicky « KISS » est souvent préférable a un discours trop long et finalement très chiant.

14 – Mettez en confort votre auditeur. Sur le plan de la voix, cela veut dire : ne pas l’obliger à tendre l’oreille ! Rappelez-vous toujours ce qu’il y a de plus important dans un discours.

15 – Exprimez-vous en rapport avec le niveau de compréhension de votre public. Ce qu’il y a de plus important, souvenez-vous !

16 – Soyez l’acteur de votre discours. Si besoin, mobilisez toutes les techniques permettant d’augmenter son charisme et sa prestance.

17 – Aimez la langue française. Mettez-la en valeur. Enrichissez votre vocabulaire tout au long de l’annee, tout au long de votre vie…

18 – Ayez le sourire du cœur dans chaque mot ! Plaisir, plaisir, plaisir et joie de vivre, voila les maitres mots !

Evidemment, vous ne prendrez ni ne trouverez le moindre plaisir si vous êtes paralysé par le trac… Si vous flippez comme une poule mouillée… Si vous vous pissez dessus a la seule idée de vous faites scruter par des inconnus qui vous jugeront implacablement, et lâchement, en silence… Alors, comment surmonter le trac ? Voici les 3 conseils à connaitre avant de réellement se pencher sur la question :

19 – Le trac profite de notre émotivité. Le trac profite du trouble ou de l’impréparation de la personne. Donc : preparez-vous soigneusement, longtemps a l’avance, et si besoin faites appel a un media trainer ou un coach en éloquence.

20 – Le trac profite de nos flottements. C’est un poisson en eaux troubles. L’eau ici étant représentée par les émotions. Apprenez a vivre avec vos emotions, acceptez les sensations nouvelles du trac, relisez cet article sur Comment soigner le trac !

21 – Le trac est fonction de la pression extérieure. C’est le troisième facteur « aggravant » en plus des deux autres. Pour mieux gérer cet aspect, prenez conscience des différentes causes du trac et posez-vous les bonnes questions sur la situation. Autrement dit, quel est l’enjeu auquel vous êtes soumis ? Quel défi ? Quel risque… réel ou imaginaire… ? ne prenez pas ces questions a la légère !

En suivant tous ces conseils, vous vous donnez toutes les chances de décrocher un 20 sur 20 en art oratoire auprès de tous vos interlocuteurs et toutes les personnes que vous rencontrerez ! Qu’il s’agisse de relations commerciales, professionnelles, amicales, ou même de séduction, vous marquerez des points, soyez-en sur.

Si vous voulez réellement avoir une « note », sachez que l’agence Coach Eloquence a développé un protocole très particulier permettant d’évaluer votre communication : tout commence par un « bilan a l’oral » au cours duquel l’impact a l’oral de quelqu’un qui s’exprime est évalué, sur la base d’une grille d’analyse de plusieurs dizaines de critères. Ce travail d’analyse est effectué passage après passage, médiatique ou en training privé, ce qui permet a l’orateur de quantifier et suivre ses progrès. La méthode de Coach Eloquence est impressionnante, efficace et puissante. Elle a été présentée publiquement lors de congrès et conférences et fait ses preuves depuis des années auprès des décideurs et dirigeants de stature internationale.

Credit photo : C.C. giftedstudieswku

Partagez sur vos réseaux

Art oratoire : vous devez considérer votre discours comme une fleur…

Votre discours est comme une fleur… Plantez la graine : grâce à une introduction pertinente, vous installez dans le cerveau de votre auditoire une idée, que vous chercherez à ancrer tout au long de vos développements. Arrosez la plante : faites grandir votre idée, votre intervention. Développez, par raison ou par émotion, qu’importe. Faites-leur boire vos mots. Faites éclore la fleur : votre idée est désormais bien enracinée dans la tête de votre public. Ils n’attendent plus que le feu d’artifice, l’éclosion de la fleur en mille pétales colorés.

Cette beauté finale n’est-elle pas la seule image qui restera dans l’esprit de votre auditoire, une fois qu’il aura quitté la salle ? N’oubliez pas que vous ne parlez pas pour raconter une histoire, vous parlez pour exprimer votre vision. Voici comment faire éclore cette fleur, avec ces 3 techniques :

Technique de conclusion 1 : Revenez à la graine en rappelant votre introduction, votre message

Voici la conclusion la plus simple. Il vous suffit de vous référer à ce que vous avez utilisé dans votre introduction. Reprendre le trait d’humour que vous y aviez utilisé. Revenir à l’histoire que vous y aviez racontée. Vérifier si les points envisagés au début ont bien été abordés. C’est la conclusion typique du plan de discours basique en 3 parties : dites ce dont vous allez parler, parlez-en, dites de quoi vous leur avez parlé. « Nous voilà revenus où nous avions commencé… »

Technique de conclusion 2 : Déployez pleinement les pétales, finissez votre introduction

Pendant votre introduction, commencez à raconter le début d’une histoire. Vous éveillerez l’intérêt et la curiosité. Ne la complétez pas, laissez le public désespérer de connaître la fin… Comme l’explique Bernard Werber dans l’une de ses conférences TEDx, le secret d’une histoire captivante est de jouer habilement avec la frustration de ses lecteurs ou auditeurs… Puis, en conclusion de votre intervention, reprenez l’histoire et terminez là selon votre message clé. Les plus doués d’entre vous pourrons le faire avec une histoire drôle.

Technique de conclusion 3 : Cueillez une autre fleur et faites un bouquet

Concluez en prenant comme référence un livre, un film ou une musique célèbre. Suffisamment célèbre pour que tous dans la salle l’aient vu, lu ou entendue. Etablissez le lien entre votre intervention et telle œuvre culturelle, faites du storytelling à propos de cette œuvre, puis faites le lien avec votre message.

Vous voyez que la métaphore de la fleur nous permet de concevoir notre discours d’une nouvelle façon. Soyez donc des jardiniers des mots !

Partagez sur vos réseaux

Les bonnes questions à se poser pour préparer une intervention en public

Dans un précédent article, nous avons abordé la méthode « POMME », pour préparer une intervention en public. Voici une petite infographie qui montre bien le processus et reprend toutes les questions à se poser dans l’ordre (explications plus détaillées sous l’image) :

Parler en public préparer un discours intervenir à l'oral

Le premier point, tout part du public : c’est ce qu’il y a de plus important chaque fois que vous devez préparer un discours. Vous devez clairement identifier à qui vous vous adressez avant de déterminer, en fonction, votre objectif.

Le message repose sur une « idée-force » (une seule idée !). Cette idée-force doit se formuler en une phrase courte (un verbe et quelques mots précis) et de façon positive. Elle constitue votre réponse à l’objectif que vous vous êtes fixé plus haut. Elle doit également correspondre à une intime conviction, à quelque chose qui compte vraiment pour vous. Vous devez l’exprimez dès l’introduction, la rappelez dans vos arguments et la reformulez en conclusion.

L’introduction peut se construire à partir d’un chiffre marquant (par exemple des statistiques : « saviez-vous que 89% des hommes… ? ») ou d’une histoire personnelle (« il y a deux ans j’ai eu un terrible accident… »), qui permet de rentrer tout de suite dans le vif du sujet et de capter l’attention du public.

Idéalement, la conclusion (qui consiste à revenir sur l’idée-force) se double d’un appel à l’action : en effet, si votre public est d’accord avec vous, convaincu de ce que vous avez dit, que peut-il faire pour continuer dans ce sens ? (par exemple, imaginons que vous venez de parler de la protection de la nature : donnez un conseil à appliquer au quotidien pour éviter le gaspillage, donnez l’adresse d’un site web où l’on peut renseigner davantage, parlez d’une association et annoncez une collecte de don ou un recrutement de bénévoles, etc.). Voilà pour la préparation « intellectuelle ».

La préparation du matériel est souvent négligée, et peut causer de gros soucis. Certaines personnes arrivent avec une clef USB contenant leur joli PowerPoint, mais n’ont pas pris la peine de vérifier si la salle était bien équipée pour le projeter, s’il fallait amener son propre ordinateur, si la clef devait d’abord être vérifiée sur une station blanche, si la prise électrique fonctionne bien et/ou s’il faut une rallonge, etc.

De même pour l’utilisation d’un paperboard : prévoyez votre propre trousse de feutres de couleurs, n’hésitez pas à venir également avec une recharge papier !

Si vous ne connaissez pas la salle où vous intervenez, prenez aussi le temps de vous renseigner, de demander le plus de précisions possibles à ceux qui peuvent vous en parler ou encore, mieux, vous rendre sur place quelques temps avant. En fonction de la configuration de la salle, de l’environnement, vous aurez peut-être besoin de modifier certains aspects de votre animation. Un PowerPoint ou un paperboard sont parfois inutilisables selon les contextes (pas de prise secteur accessible, ou impossible de plonger la salle dans le noir, ou encore configuration en hémicycle ne permettant pas au public sur les côtés de voir ce que vous pourriez projeter, etc.)…

Public, Objectif, Message, Matériel, Environnement : P.O.M.M.E ! Une checklist à retenir par coeur, toutes les bonnes questions à se poser pour préparer au mieux une intervention en public !

Partagez sur vos réseaux