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Notre voix est l’écho de notre personnalité…

Notre voix est notre personnalité. Elle la reflète, elle la révèle. Ses intonations, son accent, ses silences et ses hésitations sont tout autant de marqueurs qui dévoilent ce qu’il y a au fond de notre coeur. Chacun possède sa personnalité vocale, chaque voix est différente d’une autre. Vous pouvez jouer sur les modulations, les variations de volume, de rythme et de débit (et tous les OSOICs), mais vous ne pouvez pas modifier le timbre de votre voix. Et le timbre est précisément ce qui constitue notre empreinte vocale, unique, un peu comme les empreintes digitales…

Vous ne devez pas essayer de changer de voix car elle représente vos expériences, votre point de vue… Votre voix c’est vous ! Et si vous voulez être entendu et cru, restez authentique ! Vous ne pourrez jamais dire quelque chose avec la voix de quelqu’un d’autre… En revanche, chacun peut améliorer sa voix. Notamment en jouant sur les variations de débit, de rythme et de volume, ou encore sur les modulations (c’est-a-dire les variations de hauteur, grave / aigu). Vous pouvez bien sur améliorer votre voix en pratiquant régulièrement des exercices d’articulation et de diction, ou encore en suivant des méthodes pour améliorer son souffle.

Évitez au maximum les mots parasites, les « heu… », les « hum hum… », les « ahh… », les « donc » et les « voila », les « et devinez quoi », bref, évitez tous ces mots et groupes de mots répétés trop souvent, qui deviennent des tics de langage agaçants. Une fois que l’auditoire les remarque, il commence à les compter et ne prête plus attention au message !

Votre voix, c’est aussi des muscles, des cavités, des liquides, des tissus, tout comme le reste du corps. Certaines personnes auront naturellement une voix plus forte, d’autres devront la travailler. Tous les orateurs en sont passés par là, notamment les plus grands, comme Demosthene pour ne citer que lui ! Exercez votre voix et vous l’améliorerez. Évidemment, hurler, boire de l’alcool et fumer n’arrangent rien. Gardez votre voix, et concentrez-vous sur la respiration.

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Technique de prise de parole en public : l’art des présentations conversationnelles

Faites des présentations conversationnelles ! Lorsque vous faites face au public et parlez dans le vague, vous avez statistiquement moitié moins de chances d’avoir l’attention complète de votre auditoire… La meilleure présentation possible est conversationnelle, celle pendant laquelle vous parlez à l’auditoire comme lors d’une conversation avec un ami. Voici nos conseils pour le faire efficacement :

1 – Parlez toujours à quelqu’un : ne parlez jamais à votre feuille, ne parlez jamais à votre écran, ne parlez jamais à la fenêtre. Regardez toujours en direction du public. Si vous avez besoin de votre ordinateur portable, disposez-le entre vous et votre auditoire, vous pourrez regarder vos slides en restant tourné vers le plus important, ceux qui vous écoutent.

2 – Parlez donc à une seule personne à la fois, quel que soit le nombre d’auditeurs, regardez-là dans les yeux pendant au moins 3 secondes en continu, sans être trop long pour ne pas gêner. Une idée = un regard : quand vous changez d’idée, changez de personne a regarder !

3 – Imaginez une conversation à deux avec cette personne et parlez-lui de cette façon. Un acquiescement de tête ou un sourire sont le signe que vous pouvez regarder quelqu’un d’autre. Au fond, que vous soyez face a une, dix, cent ou mille personnes, c’est toujours a une seule personne a la fois que vous vous adressez, pour faire sentir a chaque auditeur a quel point il compte, a quel point il est unique. Les techniques de eye contact vous aideront dans ce sens.

4 – Concluons par cette citation éloquente : « Ne parlez jamais à une foule. Pour ce faire, éliminez toute pensée que vous parlez à un groupe de personne. Ne parlez jamais à un auditoire. Ne parlez jamais à une classe. Ne parlez jamais à une congrégation. Ne parlez jamais à un club. Vous parlez à 1000 personnes…une à la fois. » !

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Technique oratoire : rendez votre voix plus émotionnelle !

Rendez votre voix plus émotionnelle ! Des études scientifiques ont montré que les émotions dans la voix entraînaient une réponse supérieure dans le cerveau de l’auditoire. Les voix expressives qui s’accordent au texte sont mieux retenues que les voix monotones. Ainsi, lorsque votre texte parle d’une bonne nouvelle, celle-ci doit s’entendre. Si vous arrivez à mettre de l’émotion en parlant avec des tremolos authentiques dans la voix, c’est gagné ! L’objectif est d’envoyer un message clair, par tous vos moyens. Car parler avec passion, c’est être authentique.

Technique numéro 1. Imaginez-vous dans l’un de vos souvenirs, quand vous ressentiez très fortement l’émotion que votre message fait passer. Par exemple : tenir votre enfant dans vos bras pour la 1e fois, gagner un concours de natation, ou inversement la frustration d’avoir été 4e à la course sans médaille… C’est la technique du « rappel émotionnel » de Stanislavski, bien connu des plus grands acteurs !

Technique numéro 2. Voici les émotions de base : Joie / Tristesse, Confiance / Dégoût, Peur / Colère, Surprise / Anticipation. Exercez-vous à les retranscrire. Elles vous permettront de mettre de l’émotion dans votre voix -et gestes- peu importe le contenu du texte. Une autre manière de mettre de l’émotion dans votre voix est d’exagérer la longueur des mots : par exemple, au lieu de dire « la voiture était tellement loin de la plage », dites « la voiture était teeeeeeeellement loin de la plage »… Vous avez compris ? Au lieu de dire « Le repas était bon », dites « le repas était bonnnnn ».

D’une façon générale, parlez avec enthousiasme ! Vous faites parfois des erreurs dans vos présentations ? Si vous êtes enthousiaste lorsque vous parlez –enthousiaste mais pas précipité-, la plupart de vos imperfections ne seront pas remarquées. L’enthousiasme, remarqué à votre sourire, est le meilleur moyen d’être perçu comme compétent dans le domaine dont vous parlez. Car être enthousiaste, c’est être à l’aise. Et si personne ne remarque vos hésitations…

Votre auditoire attend de l’intensité dans votre discours ! Il aime se sentir transporté par un bon parleur, sentir l’émotion, le sens, le pouvoir qui ressort d’un discours efficace. L’énergie et les vibrations sont l’électricité qui alimente le moteur de votre message. Votre meilleur atout est votre énergie, le feu intérieur qui est immédiatement ressenti. Savez-vous ce qui rend immédiatement séduisant ? Avoir un haut niveau d’énergie. Préparez-vous, exercez-vous, et vous aurez le pouvoir d’excellentes présentations.

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L’art de persuader, d’Aristote à Beigbeder…

Savez-vous quel est, selon le philosophe Blaise Pascal, le secret de la persuasion ? C’est de connaître son interlocuteur et s’adapter à son caractère ! Voici l’un des conseils fondamentaux que vous trouverez dans le petit manuel L’art de persuader, rapide et amusant a lire (et pas cher, dans la collection Librio a 3 euros).

Le principe de ce petit ouvrage est de regrouper des textes de divers auteurs français sur le thème de l’art de persuader. Les grands noms historiques côtoient ceux de personnalités beaucoup plus contemporaines telles que Pascal, Aristote, Montaigne, Buffon, et… Frederic Beigbeder ! etc. L’édition comporte toutefois quelques textes difficiles, notamment celui de Montaigne sur L’art de conférer, qui n’est pas du tout modernisé et peu annoté… Il faut le lire avec l’orthographe très fluctuante du XVIème, ce qui peut se révéler assez technique. Mais c’est aussi ce qui fait la richesse de ce livre ! Les textes choisis sont très intéressants, l’ensemble est cohérent, et cette selection offre un beau panorama des conceptions des techniques de persuasion a travers l’histoire.

Grâce aux maîtres de la rhétorique, vous découvrirez les clefs d’un discours efficace. Avec Montaigne, apprenez l’art de rebondir sur la contradiction ! Chez Buffon, voyez comment toucher le coeur ! Chaque auteur révèle ses techniques personnelles et sa méthode secrète pour emporter l’adhésion de tout type d’interlocuteur. Induction, déduction, synthèse, analyse, exemple, syllogisme : les ressorts de l’art de persuader n’ont pas pris une ride. De la rhétorique à la publicité, découvrez les techniques pour avoir raison à coup sûr ! Commandez tout de suite le livre : L’art de persuader, d’Aristote à Beigbeder !

Bon plan : on trouve également aux éditions Librio (au prix de seulement 3 euros) le livre de Schopenhauer L’art d’avoir toujours raison et une anthologie Les grands discours de l’histoire : de Moïse à George W. Bush

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5 étapes pour apprendre à répondre du tac au tac

Répondre « du tac au tac » L’expression remonterait au XIXe siècle et ferait référence à l escrime, où lorsqu’un joueur répondait du tac au tac, cela voulait dire qu’il répondait de façon très rapide. « Tac ! », « tac ! » font les épées des escrimeurs qui se battent ! (Lire aussi l’article : Qu’est-ce qu’un bretteur ?)

Avoir de la repartie est un excellent atout. Certains n’ont peut-être pas cette chance de répondre aussi rapidement et facilement, mais qu’ils se rassurent : il est possible de s’entrainer pour acquérir cette facilite de réagir avec aplomb en toute circonstance. Voici notre programme en 5 étapes :

1 – Prendre conscience des situations

Pour répondre du tac au tac, il faut d’abord être capable de détecter qu’on vient de vous balancer une vacherie. Ce qui, pour certains, n’a rien d’évident ! Ils ne réagissent donc pas, laissent filer… C’est souvent le cas pour les personnes qui se ont tellement été attaquées et insultées au cours de leur vie qu’a un moment, elles refusent de se battre contre ces attaques, elles refusent de les percevoir, elles sont dans une forme de déni et ne se rendent même plus compte qu’on se moque d’elles ou qu’on les insulte…

La première étape, assez douloureuse pour ces personnes, et de quitter le déni et de reconnaitre en tant que telles les attaques et moqueries dont elles font l’objet. Lors de prochains échanges vifs avec des amis, des connaissances ou des collègues, soyez vigilant et faites attention a vos propres sensations : est-ce que votre interlocuteur ne serait pas en train de vous agresser ou se moquer, même gentiment, mais a vos dépends ? Plutôt que de répondre poliment et gentiment, autorisez-vous un instant de silence, le temps de faire le point sur la situation. Si vous avez le moindre doute, ne faites surtout pas comme si de rien n’était ! Au contraire, tentez de lever le doute, ne serait-ce que pour vous-même, et questionnez votre interlocuteur : « Que veux-tu dire par… ? » Ne lâchez pas le morceau, et mettez votre interlocuteur dans l’obligation d’aller au-delà des sous-entendus et d’élucider sa pensée.

2 – Préparer ses ripostes

Prendre conscience qu’on est attaqué est une chose, réagir sur le coup en est une autre. Et généralement, c’est d’autant plus difficile que nous sommes un peu ébranlés émotionnellement. Ce qui se passe alors le plus souvent, c’est qu’on ne sait pas du tout quoi répondre… C’est autant l’effet d’une éventuelle timidité que celui de la sidération, surtout face a quelqu’un de la part de qui on ne serait pas du tout attendu a ce genre d’attaque ou de moquerie. On reste con, et c’est encore pire…

Le secret pour réagir, même quand notre cerveau est sous le choc ? S’être préparé et suffisamment entraîné. Il n’y a évidemment pas de formule type pouvant être utilisée dans n’importe quelle situation. Par contre, a défaut d’une formule, il est possible de riposter en communicant par le langage non verbal : on croise fermement ses bras, on lance un regard glacial que l’on maintient suffisamment longtemps, on évite toute expression de joie ou de sourire, bref, on cherche a imprimer un malaise chez notre interlocuteur par notre attitude. Si vous avez le sentiment d’être sur le point d’exploser, préférez vous lever et mettre un terme a l’échange en vous en allant.

Attention a deux choses en particulier. La première, c’est qu’il est inutile de réagir de façon trop cinglante selon le contexte. Il faut d’autant moins donner le sentiment que vous vous faites marcher sur les pieds s’il y a du monde autour de vous, car vous êtes alors en train de construire votre image publique. Mais selon le statut de votre interlocuteur et sa popularité auprès des personnes qui vous entourent, il peut aussi être risqué d’être trop violent verbalement. Tout est donc affaire de dosage. A cette étape, évitez donc d’être trop cinglant et préférez une attitude non verbale de fermeté. La deuxième chose a laquelle il faut faire attention, c’est se rappeler que la repartie n’a de véritable sens et d’effet que dans la réactivité : donc si vous laissez passer trop de temps, n’essayez plus de réagir de façon trop cinglante, c’est malheureusement trop tard… Laissez passer ce tour et attendez le prochain…

3 – Trouver son style

Une erreur typique, lorsqu’on essaye de répondre du tac au tac, est d’imiter ou singer notre interlocuteur. On réagit sur le même ton, en reprenant les mêmes mots ou le même style, et souvent on se retrouve a un niveau très bas, celui des vannes bêtes, méchantes et blessantes. Bien sur, imiter l’autre est une solution de facilite. Mais le risque est de s’engager soi-même un peu trop loin dans ce genre de relation et d’avoir d’autant plus de mal a en sortir. Le but de cultiver son art de la reparti n’est d’être aussi bête que les autres ou se mettre a leur niveau, mais au contraire être capable de mettre un terme aux railleries et s’élever par rapport a ces échanges toxiques et destructeurs. C’est pourquoi une étape très importante consiste a trouver son propre style pour répliquer avec efficacité.

Très concrètement, cela consiste a se fixer en amont quelques principes clairs avec lesquels on ne transigera pas. Par exemple : ne jamais utiliser de gros mot ni verser dans la vulgarité ; ne jamais attaquer le physique ou la mentalité de l’autre ; ne jamais chercher a utiliser des confidences ou des choses privées voire secrètes que nous connaissons sur l’autre, etc. Lorsque c’est l’autre qui s’y risque, le repérer immédiatement et clore aussitôt l’échange avec la plus grande fermeté. Le risque de riposter sur le même terrain est de se diriger vers l’escalade de violence verbale, parfois jusqu’a la violence physique – ce qui est alors le véritable point de non retour et un cuisant échec pour tous.

4 – Pratiquer l’autoderision

Pour beaucoup de personnes ayant du mal a developper leur reparti, ce qui leur pose problème c’est de s’attaquer a l’autre. Une tactique simple consiste donc a se centrer sur soi. Si l’autre nous attaque, plutôt que de montrer que l’on est pique au vif, autant verser dans l’autodérision et même en rajouter. Cela a un triple effet : d’abord, couper l’herbe sous le pied de celui qui veut se moquer ; ensuite, exagérer a un tel point que cela le fera lui-meme se sentir ridicule ; enfin, lui donner l’impossibilité de continuer car vous ne lui laissez aucune prise et il aura l’impression que ses moqueries ou méchancetés n’ont strictement aucun effet.

Attention cependant a ne pas trop en faire, gardez bien en tête les limites que vous vous êtes fixées a l’étape 2. Ne vous flagellez pas devant votre agresseur, ne vous mettez pas plus bas que terre : il s’agit surtout de ne pas chercher a vous « défendre » directement face aux attaques de l’autre, mais a en sourire et a dire par exemple « c’est clair ! » en s’amusant soi-même de la moquerie qui nous était pourtant adressée !

5 – Préparer son réservoir de répliques

Pour cultiver son sens de la repartie, la meilleure manière consiste a noter celles que l’on entend et que l’on a trouvée bien senties. On peut aussi noter celles qui nous sont venues a l’esprit bien plus tard, bien après l’altercation, mais que l’on se réserve pour une prochaine fois. On peut aussi lire des livres et des recueils de répliques célèbres et s’en inspirer, voire les ressortir si les circonstances s’y prêtent. Une autre excellente source se trouve dans les films et les séries, dans lesquels les héros sont justement des héros parce qu’ils ont toujours le bon mot au bon moment. En plus, vous pouvez également vous inspirer de leurs attitudes, postures, regards et gestuelle…

Quelques suggestions de livres et recueils a lire : Voilà ce que j’aurais dû dire ! 170 exercices pour avoir de la répartie et s’affirmer aux éditions Eyrolles, Comment avoir le dernier mot : Développez votre sens de la repartie pour toujours répondre du tac au tac aux éditions Leduc, Vous n’aurez pas le dernier mot ! Petite anthologie désinvolte des plus belles réparties chez Albin Michel, Et toc ! Le meilleur des réparties pour moucher les emmerdeurs, les cons, les prétentieux et autres ennuyeux par Fayard/Mille et une nuits, ou encore L’Art de Clouer le Bec: Les plus belles réparties de l’histoire, de Diogène à Twitter !

Constituez-vous une véritable collection de répliques, votre propre  » best of », en les notant dans un petit carnet spécialement prévu a cet effet ! Faites une selection pour ne retenir que les répliques avec lesquelles vous vous sentez a l’aise. N’hésitez pas a les réécrire et reformuler pour que les mots ou tournures de phrases vous conviennent personnellement. Et lisez et relisez de temps en temps votre carnet, au fil du temps vous connaitrez les meilleures par coeur et elles jailliront spontanément sans même que vous y pensiez. Vous serez alors pleinement dans le tac au tac.

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La rationalité et le paradoxe d’Allais

Dans quelle mesure sommes-nous « rationnels » ? Maurice Allais est un économiste et physicien français, qui vécu de 1911 à 2010, et qui fut prix Nobel d’économie en 1988. La d’une conférence à New York en 1953, il fit l’une de ses plus célèbres interventions en introduisant le fameux paradoxe qui porte désormais son nom : le paradoxe d’Allais.

Lors de cette conférence de 1953, Maurice Allais proposa à plusieurs participants de choisir entre deux loteries successives, organisées de la manière suivante :

Première loterie :

  • Option A : un gain assuré de 1000 $,
  • Ou, option B : 10% de chances de gagner 2500 $, 89 % de chances de gagner 1000 $, et 1% de chance de ne rien gagner.

Seconde loterie :

  • Option A : 11% de chances de gagner 1000 $ et 89% de chances de ne rien gagner du tout,
  • Ou, option B : 10% de chances d’obtenir 2500 $ et 90% de ne rien gagner.

Quel serait votre choix d’option pour la première loterie, puis pour la seconde ? Prenez le temps de relire tranquillement les différentes options et notez-les sur un papier. La majorité des participants sollicités pour ce petit jeu choisirent A pour la première loterie, puis B pour la seconde. Depuis cette intervention d’Allais, l’expérience a été reproduite un grand nombre de fois, et à chaque fois ce sont les mêmes résultats.

Et maintenant, la grande question : en quoi s’agit-il d’un paradoxe ? Pour y répondre, faisons un rapide calcul à partir des probabilités de gains des différentes options. Si l’on part du principe que nous sommes tous « rationnels » et que nous cherchons donc à maximiser nos gains, ou plus exactement si nous cherchons à maximiser l’espérance d’utilité de gain, les choix d’options A puis B ne sont pas cohérents. En effet :

Espérances de gain de la Première loterie :

  • Option A : 1000 !
  • Option B : 2500 x 0,10 (correspond aux 10%) + 1000 x 0,89 + ) x 0,01 = 1140

L’option B est donc, d’un point de vue probabiliste, plus avantageuse ! Si nous étions vraiment rationnels (et cap[ables de faire un tel calcul de tête…) c’est l’option B que nous prendrions, plutôt que l’option A.

Espérance de gain de la Seconde loterie :

  • Option A : 1000 x 0,11 + 0 x 0,89 = 110
  • Option B : 2500 x 0,10 + 0 x 0,90 = 250

Là encore, c’est l’option B qui se révèle statistiquement plus avantageuse. Une personne parfaitement rationnelle, dans le sens ou elle cherche purement à maximiser en toute circonstance son espérance de gain, devrait choisir B dans les deux cas. Or, vous avez certainement choisi l’option A dans le premier cas, comme l’immense majorité des individus qui ont fait cette petite expérience !

Faut-il en conclure que nous ne sommes pas vraiment « rationnels » ? Ce que Maurice Allais a surtout cherché à montrer, c’est qu’il faut prendre en compte l’aversion au risque ou à la perte dans les choix que font les humains. Par son paradoxe, Allais mit en cause la notion d’utilité espérée forgée par le mathématicien John von Neumann, ce qui permit notamment de nouveaux et profonds développement en économie comportementale.

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Comment parler à tout le monde, le livre culte de Leil Lowndes

Comment parler à tout le monde, devenir un as de la communication pour réussir dans la vie et se faire des amis : le titre et le sous-titre de ce livre annoncent un programme des plus ambitieux ! C’est ce pari dans lequel s’est lancé la conférencière Leil Lowndes, et elle a réussi ! En effet, son livre est une mine d’informations extrêmement précieuses pour toutes les personnes qui souhaitent améliorer sensiblement leur communication dans tous les aspects de leur vie sociale. Ce livre est une véritable bible et vous accompagnera partout, pour faire de vous un authentique as de la communication.

Dans ce livre, découvrez 92 techniques pour engager la conversation et vous faire des relations. Vous découvrirez notamment des méthodes et astuces redoutables et pourtant très simples, qui vous permettront de :
– Capter l’attention, piquer la curiosité, intriguer et donner l’envie de vous aborder ;
– Renforcer votre communication grâce à votre corps et aux expressions du visage ;
– Obtenir tout ce que vous voulez, quel que soit votre interlocuteur ;
– Paraître sûr de vous, crédible et charismatique dans toutes les situations ;
– Et bien d’autres techniques, qui sont toutes applicables quel que soit votre âge, que vous soyez une femme ou un homme !

Réfléchissez-y un instant… Connaissez-vous ces personnes à qui tout semble réussir ? Celles qui s’expriment avec assurance en toutes circonstances ? Celles-là même qui ont les meilleurs jobs et les amis les plus intéressants ? Ces individus ne sont ni plus intelligents, ni plus beaux que vous. Mais alors, quelle est la clé de leur succès ? Leur secret, c’est qu’ils maîtrisent l’art de communiquer avec les autres ! Probablement ont-ils lu le livre de Leil Lowndes… N’attendez plus, commandez aujourd’hui le livre : Comment parler à tout le monde !

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Avec voix et éloquence : le livre du coach vocal d’Emmanuel Macron

L’ex-baryton Jean-Philippe Lafont fut le coach vocal d’Emmanuel Macron. Cette personnalité exceptionnelle a tant de secrets a livrer sur l’art oratoire qu’un livre n’y suffit pas ! Et même si son livre Avec voix et éloquence est très passionnant a lire, on se dit qu’on aimerait carrément l’écouter… Jean-Philippe Lafont est décidément un homme de parole, tout entier, dans tous ses aspects. Portrait :

Chanteur lyrique de stature internationale, Jean-Philippe Lafont a marqué de sa forte personnalité les scènes les plus prestigieuses du monde. De la Scala de Milan au Metropolitan de New York, il n’a eu de cesse d’unir comédie et chant pour parfaire son art. Mais derrière les décors que le public perçoit, il y a avant tout un travail : le travail de la voix.

Aujourd’hui, Jean-Philippe transmet son savoir. Il forme et conseille chanteurs, comédiens, chefs d’entreprise, députés et même… un président de la République, donc ! L’enjeu est la clarté de l’expression, l’efficacité du propos, la qualité des échanges. Dans son remarquable ouvrage Avec voix et éloquence, il livre ici ses secrets pour nous permettre une plus grande maîtrise de notre voix. Chantée ou parlée, la voix est le reflet de notre personnalité. La voix est l’instrument qui nous relie aux autres.

Tout en nous faisant découvrir les coulisses d’un métier exigeant – celui de baryton, qui l’a conduit à chanter les airs d’opéra les plus célèbres, entourés des plus grands –, l’auteur nous rappelle l’importance de l’élocution et de la diction ; il nous enseigne le maniement du rythme et de la ponctuation ; il nous fait ressentir la percussion des consonnes, le velouté des voyelles ou encore la densité des silences…

Laissez-vous porter par la musique du livre Avec voix et éloquence, par les conseils précieux qui y sont dévoilés et qui ne manqueront pas d’améliorer vos performances oratoires, pour une communication toujours plus juste, précise, et un partage plus grand avec ceux qui vous entourent. Commandez aujourdhui le livre : Avec voix et éloquence !

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La parole est un sport de combat !

Bertrand Périer est avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Il enseigne l’art oratoire à Sciences Po et HEC et prépare les élèves de l’université Paris 8 au concours d’éloquence Eloquentia qui désigne le meilleur orateur de la Seine-Saint-Denis (c’est ce concours qui a fait l’objet du film documentaire À voix haute : La Force de la parole diffusé au cinema). Son ouvrage La parole est un sport de combat se lit avec délectation ! Il ravira autant les orateurs chevronnés que les débutants en quête d’inspiration.

C’est un livre très agréable a lire, intelligible, clair et concis, truffés d’anecdotes et d’expériences personnelles. Ce livre n’est pas un manuel, mais il offre cependant une partie « pratique » très concrète : à la fin de chaque chapitre il y a un exercice ainsi qu’un petit résumé des points essentiels à retenir. Il permet d’acquérir ou de réviser quelques notions de bases, mais il permet surtout de s’immerger dans un milieu d’individus pour qui la parole est une passion et un métier. Il n’offre pas de recette miracle mais contribue à l’art de bien s’exprimer et d’avoir une pensée précise. En fait, le plus grand défaut de ce livre est qu’il se lit trop vite !

L’auteur prétend avoir évité de prendre la parole pendant longtemps, car il se méfiait de l’oralité. Comme il le dit, « On se méfie des beaux parleurs, des grandes gueules, de ceux qui bavardent à tort et à travers, souvent pour ne rien dire… » Mais il a compris par l’expérience, notamment dans les épreuves orales qu’il a passées au cours de ses études, puis dans les juridictions et enfin par la suite en enseignant l’art oratoire, à quel point la parole, si elle est utilisée à bon escient, est un arme exceptionnelle, une force redoutable qu’il ne faut jamais sous-estimer.

Au final, l’auteur confie désormais avoir « une histoire d’amour contrariée avec la parole » : c’est parce qu’il a l’impression d’avoir perdu des années à l’apprivoiser qu’il met aujourd’hui un point d’honneur à transmettre l’art de bien parler aux jeunes pour qu’ils se libèrent des déterminismes sociaux. Les mots pour débattre, plutôt que pour se battre. Même si le titre semble être en contradiction avec ce principe fort.

Bien parler suppose un entraînement, des exercices de diction et d’articulation, des techniques pour être à l’aise en public, mais aussi pour structurer un discours, le délivrer avec aisance, convaincre en toutes circonstances. Vous pourrez puiser dans ce livre de bons conseils pour nourrir et libérer votre parole. Tout le monde peut devenir orateur, pour peu de s’en donner la peine ! Commandez le livre aujourd’hui : La parole est un sport de combat !

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